En route vers le Saguenay… Pour le voyage, la très charmante et enthousiaste porte-parole de cette année, Caroline Hayeur de l’agence Stock nous accompagne.

Caroline Hayeur, Parc des Laurentides © Helen Doyle 2013 20131029_143202

Caroline Hayeur, Parc des Laurentides © Helen Doyle 2013

J’ouvre le bal de l’évènement Zoom Photo Festival Saguenay avec ce tout nouveau volet cinéma et cette superbe présentation de Dans un océan d’images sur le très grand écran du Théâtre de la Banque Nationale.

Présentation Dans un océan d'images © ZOOM Saguenay 2013 1383567_686000988079180_246765595_n

Présentation Dans un océan d’images © ZOOM Saguenay 2013

Dans ma folle jeunesse, cette salle, restaurée récemment, s’appelait l’Auditorium Dufour.  Je me suis rappelée, au moment de la présentation de Dans un océan d’images, qu’avec des copines, j’avais présenté un spectacle de ballet-jazz à cet endroit …40 ans  plus tôt sur cette même scène. Mon «vieux fiancé», qui était saxophoniste et faisait partie d’un quatuor de jazz, y avait lui aussi eu son heure de gloire le même soir, dans ce même théâtre… (Ça ne s’invente pas!)

Émotion aussi lorsque, après un moment d’échange avec le public, une dame vient me taper gentiment sur l’épaule et se présente; elle avait été mon professeur en première année!  J’ai eu l’impression qu’elle venait de coller dans la marge de mon cahier d’écolière l’étoile dorée, celle de la plus haute distinction. (Dans la photo, elle porte un veston rose.)

Cap-au-Leste © Helen Doyle 2013 P1060024

Cap-au-Leste © Helen Doyle 2013

Autre journée particulière : le lendemain midi, Michel Tremblay, le directeur, et l’équipe de Zoom nous invitaient à Cap-au-Leste. Je retrouve les paysages de mon enfance qui m’ont tant marquée et probablement façonnée.

Caroline Hayeur, Jacques Nadeau (et Tom Core), Cap-au-Leste © Helen Doyle 2013 20131030_122335

Caroline Hayeur, Jacques Nadeau (et Tom Core), Cap-au-Leste © Helen Doyle 2013

ZOOM Saguenay au Cap-au-Leste © Helen Doyle 2013 20131030_122226

ZOOM Saguenay au Cap-au-Leste © Helen Doyle 2013

Le Saguenay du Cap-au-Leste © Helen Doyle 2013 P1060026

Le Saguenay du Cap-au-Leste © Helen Doyle 2013

Retrouvailles avec mon vieux copain Jacques Nadeau, photographe au Devoir, qui présente son travail Le train de la mort sur l’incident tragique du Lac Mégantic, et avec Caroline Hayeur qui, elle, présente Le folk sale de Sainte-Rose-du-Nord : extase, excès et bouette, des photographies réalisées dans un autre magnifique paysage à quelques kilomètres du lieu où nous nous trouvons. Je suis particulièrement fière d’être présente cette année, alors que l’accent est mis sur le regard des femmes photojournalistes. Que je suis heureuse d’y retrouver Nadia Benchallah et cet Hommage à Alexandra Boulat. Je l’avais croisée plusieurs fois en Bosnie après le conflit et en plus de la qualité de son travail, sa fidélité aux gens et aux lieux m’avait particulièrement plu. Me revient en tête notre échange à la librairie de Sarajevo en 2002 lors du tournage des Messagers. Cette femme aurait été présente dans  mon film si…

J’ai pu voir le nouveau travail de Sarah Caron, que j’avais rencontrée à Zoom en 2011. Cette année, il y a aussi Ami Vitale, Benedicte KurzenAnn-Christine Woerhl, Annick MH de Carufel, Lizzie Sadin… et «les garçons»!

ZOOM Saguenay - point de presse 30 octobre © Helen Doyle 2013

ZOOM Saguenay – point de presse 30 octobre © Helen Doyle 2013

Benedicte Kurzen, Ann-Christine Woerhl, Lizzie Sadin © Helen Doyle 2013

Benedicte Kurzen, Ann-Christine Woerhl, Lizzie Sadin © Helen Doyle 2013

Je suis contente aussi d’apprendre que François Pesant vient de se mériter la première bourse de Zoom afin de poursuivre son travail, L’ennemi intérieur, sur les femmes violées dans l’armée américaine, un sujet essentiel mais pas évident. Bonne route, François…

François Pesant, Jacques Nadeau, Nadia Benchallal © Helen Doyle 2013P1060090

François Pesant, Jacques Nadeau, Nadia Benchallal © Helen Doyle 2013

Publié le par tatoumemo | 2 commentaires

Allons donc-lon-don …à London!

ICA_Londres 2013© Helen Doyle

ICA, Londres 2013 © Helen Doyle

C’a été une bien belle présentation de Frameworks (le titre anglais de Dans un océan d’images) à l’Institue of Contemporary Arts (ICA) à Londres. Le film, projeté en présence de mon ami Nigel Osborne, le compositeur de la musique, a reçu un accueil vraiment chaleureux… J’étais si heureuse de cette présentation que j’ai immédiatement pensé à une projection à laquelle j’ai assisté il y a bien des années à New York, au Bleeker Street Cinema (hélas fermé  en 1990) où Agnès Varda présentait ses films Murs, murs et Documenteur.

Je connaissais alors le film de Varda Cléo de 5 à 7, qui m’avait profondément marqué et sa chanson thème que j’avais apprise par coeur : «Toutes portes ouvertes, en plein courant d’air, je suis un corps avide sans toi, sans toi…» Au cinéma de Bleeker Street, je découvrais la réalisatrice loin de son pays avec ses derniers documents tournés à Los Angeles. Après la projection, elle a répondu avec beaucoup de finesse aux spectateurs et je m’étais dit : «Si un jour je montre mes films dans un cinéma, j’espère que je serai aussi disponible.» Et voilà ! Oh! loin de moi l’idée de me prendre pour Varda; elle est plutôt, avec chacun de ses films, source de découvertes, d’enchantements et d’inspiration, depuis toujours.

Le lendemain de la projection au ICA, courte récréation en route vers le British Museum…

Atmosphère londonienne- 2013© Helen Doyle

Atmosphère londonienne 2013 © Helen Doyle

En direction du Musée© Helen Doyle

En route vers le British Museum © Helen Doyle 2013

 Britich Museum -1 © Helen Doyle

British Museum 1 © Helen Doyle 2013

British Museum 2 © Helen Doyle 2013 - P1050787

British Museum 2 © Helen Doyle 2013

British Museum 3 © Helen Doyle 2013

British Museum 3 © Helen Doyle 2013

Publié dans actualités, cinéma, Frameworks - Images of a Changing World, impressions de voyage | Tagué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Où il est question de Michel Brault et …d’images

Michel Brault nous a quitté… un des grands de notre cinéma québécois… En présentant le film à ExCentris, dimanche dernier, je lui dédié la projection. Dans la journée, j’avais appris qu’il avait demandé une copie de Dans un océan d’images. Il n’aura pas eu le temps de le voir; dommage, j’aurais vraiment aimé entendre ses commentaires, lui, si attaché à la photographie, à l’image, à la lumière, celle qui éclaire tout, mais aussi celle qui émane des êtres…

Fidèle comparse depuis nos premières armes, Nicole Giguère était présente et ce même dimanche, elle faisait circuler ce message «Un mot pour vous inviter à nouveau à aller voir Dans un océan d’images, le film de mon amie et collègue Helen Doyle. À l’affiche présentement à Montréal (ExCentris) et à Québec (Cinéma Le Clap), on le gardera en salles s’il y a du public cette semaine! Hâtez-vous! La qualité de projection à l’ExCentris est exceptionnelle, ce qui rend encore plus justice aux images superbes et troublantes de ce film important. Un avant-goût avec ce topo de Claude Deschênes au printemps dernier au TJ de Radio-Canada en mars dernier quand le film a été lancé au FIFA!»

Chère Nicole, elle a trouvé le temps, à travers les préparatifs de son départ pour le Mexique avec les Réalisatrices Equitables, de me refaire ce clin d’oeil…
(Dernière heure : les projections à ExCentris et au Clap sont prolongées jusqu’au 3 octobre! :-))

1209033_10151889860099696_1099967357_n

Je ne sais pas si Nicole s’est souvenue de notre rencontre à l’ONF avec Michel Brault. Nous entreprenions le tournage de notre film, le docu-drama C’est pas le pays de merveilles dont nous étions co-scénariste et co-réalisatrice. Nous voulions une production entièrement réalisée en région, ce qui nous valu de travailler avec des comédiens et des artisans pas encore connus …qui ont fini cependant par faire leurs marques dans notre paysage cinématographique. Nos braves producteurs Fernand Dansereau et Pauline Geoffrion jugeaient qu’une rencontre avec Michel Brault s’imposait, surtout qu’en plus de partager l’écriture et la direction, nous allions signer, après un apprentissage avec la vidéo 1/2 pouce noir et blanc, un film 16mm couleur… sur un sujet pas facile, la folie («La folie ordinaire», comme le titrait l’article de Chantal Sauriol dans La vie en rose en 1981). Et puis on avait cette idée de mélange des genres, passant du documentaire à des scènes de fiction et même, à quelques passages «flyés» où notre folle Alice faisait la rencontre de la vraie Alice (jouée par Léo Munger) sur un jeu d’échecs. Alice devait traverser toutes les cases pour faire l’apprentissage des rôles allant de la petite fille modèle à celui de la Chevalière de la poussière (Marie-Ginette Gay). Elle faisait la rencontre du Lapin (Yves Jacques, qui s’en souvient encore!), qui lui proposait des poudres de perlin-pinpin afin de rester jeune et belle pour plaire au Roi (Rémi Girard!), pour être désirée et enfin devenir la reine de coeur…

Ouais! Proposer à lire un tel scénario à celui qui était le maître du cinéma direct… plutôt intimidant. Ce jour-là à l’ONF où nous avions rendez-vous, Michel avait, lui, rendez-vous avec le grand cinéaste italien Antonioni! Ironie du sort, ce dernier expérimentait la vidéo et venait parler de ses expérimentations à Michel; et nous, nous étions si fières de lâcher la vidéo et de réaliser enfin un «vrai» film en 16mm…

1988_0414_AF

6

-•-

-•-

-•-

-•-

-•-

-•-

Et comme «toute est dans toute», voilà que j’ai le souvenir de ma rencontre avec Gian Vittorio Baldi (eh, oui! le dernier producteur de pasolini) et du trop court échange que nous avons eu à propos de ses liens avec le Québec : tout à coup a surgi le nom de Michel Brault et le film La fleur de l’âge, qui date de… 1964! Il s’agissait d’un film en quatre épisodes présentant des adolescentes choisies parmi les plus représentatives de leur pays et de notre temps, en Italie, en France, au Japon et au Canada. Coproduit par l’ONF, ces quatre portraits d’adolescentes ont été réalisés, entre autres, par Baldi, pour l’Italie, et par Michel Brault, pour le Canada (avec Geneviève Bujold)…

•••

La vie continue… Dans quelques jours, j’aurai le bonheur de présenter Dans un océan d’images à Londres. Le titre de la version anglaise est quelque peu différent : Framewoks – Images of a Changing World…

image001

«Helen Doyle’s FRAMEWORKSBest Canadian Film at the International Festival of Films on Art 2013, will show at the Institute of Contemporary Arts in London on Saturday September 28th at 5pm

(Excerpts: https://vimeo.com/73862901 and https://vimeo.com/73862900)

Je suis bien contente que nous ayons réussi à rattraper le compositeur de la musique Nigel Osborne qui a toujours de nombreux projets et qui va par monts et par vaux. Il sera là pour célébrer avec moi et la productrice Nathalie Barton cette projection spéciale.

•••

Prise par la sortie de mon film, j’ai bien peur de manquer l’exposition de mon amie Johanne Fournier à Matane : Boîtes de mon père # 1 à 22

 mon père@Johanne Fournier

Ce n’est pas un film cette fois, plutôt des photographies.
Mises bout à bout, elles forment une longue ligne de trente-trois pieds déposée dans l’espace.
Ça s’appelle «Boîtes de mon père #1 à 22». J’ai travaillé la-dessus tout l’été.
«Mon père venait de mourir. Les jours passaient à revoir sa vie:
l’enfance à Baie-des-Sables, la profession à Matane,
l’attachement pour l’histoire, les écrits, la vaisselle, les livres.
Et notre vie de famille. Tout cela méticuleusement démantelé.
Après plusieurs mois, les souvenirs ont commencé à prendre leur place.
Ensuite, j’ai reçu l’invitation d’Espace F à participer à cette exposition.
Pour ce travail photographique, j’ai réinventé des boîtes,
comme une permission prise sur l’ordre des choses.
J’ai travaillé à main levée, en lumière naturelle,
comme si on était au-dessus des boîtes ouvertes, l’une à côté de l’autre,
à la manière d’une ligne de vie qui se déroule.»
Du 20 septembre au 10 novembre dans le cadre du projet «Québec décapé»,
avec Isabelle Hayeur, Sonia Robertson et Yoanis Menge
à la galerie Espace f – 520 rue St-Jérôme – Matane

•••

Je vous laisse sur ce petit message d’un photographe dont j’apprécie beaucoup le travail, et qu’il faut soutenir, François Pesant.

FLYER_LIVRAISON_fr

Publié dans actualités, cinéma, Dans un océan d'images j'ai vu le tumulte du monde (H. Doyle), Frameworks - Images of a Changing World, photographie, souvenirs | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

De l’automne 2011… à l’automne 2013 – un cycle

«La photographie donne à voir, bien sûr, des choses dures, des choses belles, la photo est une réalité adoucie ou plus violente, son instant décisif est trompeur, il n’’est qu’’un moment, on a besoin de savoir qui était l’’opérateur, quelle était son enfance, quelle était son injustice. On s‘‘apercevra tout de suite que toute photo n’’est pas neutre donc politique. Car la lumière, le temps, la distance, le choix, rien n’’est neutre. C’’est subjectif, c’’est affectif, c’’est politique, c’’est partiel…» Raymond Depardon, Images politiques

Voici la citation au complet de Depardon; j’ai du la raccourcir pour une entrevue écrite parue dans La Presse du samedi, 14 septembre 2013.

Depuis ce vendredi, on a droit à un «visonnement» sur grand écran, dans les conditions rêvées à Excentris. Depuis le début de ce projet, on imagine les images et les paroles de ces si attachantes personnes projetés sur un grand écran, qui prennent toute la place, qui nous envahissent, portées par le travail subtil de la bande son et de la musique… Pas de flafla, pas d’effets, de trucages; et pourtant, dieu sait si nous aurions eu des occasions de «s’amuser» avec tous ces logiciels de traitement de l’image… Non, hier soir, Dominique ma monteuse et moi-même, nous savions que nous avions fait le bon choix : celui de la simplicité pour que ces images émergent comme elles le devaient, sans être noyées dans un …océan d’images. J’espère juste que les projections au Clap à Québec et au Cinéplex Forum (pour la version anglaise, Frameworks) étaient aussi impeccables!

Quelle belle occasion de repenser à mes chers «rapporteurs d’images», comme Stanley Greene, du collectif NOOR, qui revenait de Syrie pour un reportage pour Polkamagazine.

tournage S.Greene ©Nicole Giguère

tournage Stanley Greene © Nicole Giguère

 Bertrand Carrière «commemoration» © Helen Doyle

Bertrand Carrière «Commémoration» © Helen Doyle

Dieppe -tournage © Nicole Giguère

Dieppe, tournage © Nicole Giguère

De nous revoir avec  Bertrand Carrière, qui se remémore, pour nous, son travail sur les plages de Dieppe…

Nadia et Nathalie, tournage à Paris 2011 © Nicole Giguère

Puis, dans les rues de Paris, cette ballade avec Nadia Benchallal avant un longue entrevue sur ce travail qu’elle ne cesse de documenter sur les femmes et l’islam : Sisters

Un détour chez le bédéiste – ou plutôt créateur de «nouvelles graphiques» – Séra, qui est aussi un peintre de talent…

Sera à l'oeuvre © Nicole Giguère P1010125

Sera à l’oeuvre © Nicole Giguère

Sera et son travail © Nicole Giguère P1020758_2

Sera et son travail © Helen Doyle 2008

Tournage Séra dans son atelier © Helen Doyle

Tournage Séra dans son atelier © Helen Doyle

Porte, atelier de Séra © Helen Doyle P1030090

Porte, atelier de Séra © Helen Doyle

Ciel mon Paris! © Helen Doyle P1030047

Ciel mon Paris! © Helen Doyle

Au retour, un petit tour à Zoom photo Saguenay où Nadia, curieuse de ce qui se trame au Québec, nous  accompagne. D’ailleurs, pour cette édition 2014, à la fin d’octobre, on retrouvera Nadia comme exposante… à Zoom. Voilà des moments de tournage que j’ai dû laisser tomber; ils ne cadraient malheureusement pas avec la facture du film. Il ne reste, dans le film, qu’un clin d’oeil… mais un grand coup de chapeau à ce superbe évènement…

Au Saguenay avec Nadia © Germain Bonneau 2011 P1030969

Au Saguenay avec Nadia © Germain Bonneau 2011

L’aventure de mon film, c’est aussi la rencontre avec des photographes qui n’en feront pas partie, mais avec qui on garde des liens : François Pesant, Renaud Philippe et d’autres dont ont continue à suivre le travail; comme Sarah Caron et Olivier Laban-Mattei, tous deux de retour au Québec cette année avec chacun une exposition…

Francois a reçu le prix Anthropographia; Sarah est de retour à Zoom; Olivier Laban- Mattei de retour cet été avec son projet en Mongolie; et Renaud me transmet régulièrement des images de son travail…

Puis un  rendez-vous à ne pas manquer juste avant Noël : FOAM à Amsterdam.

Amsterdam avant Noël © Helen Doyle P1040097

Amsterdam avant Noël © Helen Doyle

Amsterdam avant Noël © Helen Doyle P1040124

Amsterdam avant Noël © Helen Doyle

 FOAM dispositif Erik Kassel @Helen Doyle

FOAM dispositif Erik Kassel © Helen Doyle

Foam - 24 heures de FlickR © Helen Doyle P1040032

Foam – 24 heures de FlickR © Helen Doyle

À Foam, Niels et Sanders nous donnent un sérieux coup de main; comme nous, ils sont amusés – horrifiés? – par le constat que laisse cette exposition : deux pièces remplies de photographies, résultat de tirages de 24 heures de photos du site FlickR, une idée géniale de Erik Kessels.

Puis ce sera la rencontre avec Geert Van Kesteren; il nous propose son travail «Why Mister Why ?» sur l’Irak, et aussi son «Bagdad Calling», un projet pensé avec justesse à partir des images faites au moyen de téléphones cellulaires; des images citoyennes. J’avais vu ces images lors d’une exposition à Londres où je m’étais rendue, en fait, pour voir, au Barbican, les photos de Capa et de Gerda Tarot... Dans d’autres salles, à l’étage en dessous, j’avais été impressionnée par l’exposition sur l’Irak et le travail de plusieurs photographes et artistes. Une oeuvre-installation m’avait immensément plu, celle de Omer Fast (que j’avais croisé à Perpignan en 2008). Mais dans une salle, je m’étais retrouvée devant la murale composée de plusieurs photos prises au téléphone cellulaire… Cela m’obséda tant et tant que, n’ayant pu la filmer in situ, avec l’accord de Geert, nous avons reconstitué ce mur virtuellement, grâce à la persévérance de «l’infographiste» Guy Lessard. Geert nous avait aussi fait parvenir des entrevues réalisées par lui…

Tournage atelier de Geert Van Kesteren © Helen Doyle P1040112

Tournage atelier de Geert Van Kesteren © Helen Doyle

Geert Van Kesteren © Helen Doyle 2011 P1040104

Geert Van Kesteren © Helen Doyle 2011

Nous avons cru bon de créer une bande sonore, avec Benoît Dame et Catherine Van der Donckt, qui reprenait quelques phrases de ses entrevues… Mais voilà que j’empiète sur le montage sonore (que les spectateurs d’ExCentris remarquent et apprécient beaucoup).

Cela clos, je pense, le cycle des tournages de l’année 2011 et des moments qui restent indélébiles dans ma mémoire…

À suivre…

Publié dans cinéma, Dans un océan d'images j'ai vu le tumulte du monde (H. Doyle), photographe, photographie, souvenirs | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Lettre à mes amis cinéastes

Sujet : John Greyson et Tarek Loubani

suivi de la chronique de Marc Cassivi dans La Presse du 18 septembre

Lettre à mes amis cinéastes

Moi aussi je suis inquiète de ce qui arrive à John Greyson et Tarek Loubani; moi qui signe rarement des pétitions, là, je n’ai pas hésité une minute… Je lance, ce vendredi, un film sur ceux qui font des images «du tumulte du monde». Dans mon documentaire, délibérément, je présente des images fixes et des installations de photojournalistes et d’artistes… J’ai écouté leurs témoignages; je les ai rencontrés, comme j’ai aussi croisé John dans divers manifestations artistiques. Et depuis que je sais que John et le chirurgien Tarek sont détenus dans une prison au Caire, j’ai en tête une image qui brûle : celle de Philip Blenkinsop, en 2008, recevant un prix à Visa pour l’Image à Perpignan… Il était ému, mais ses paroles retentissent encore dans ma tête. Lors des remerciements d’usage, il a dit ceci : «Je vais pouvoir faire mon travail en sachant qu’avec ce prix et la reconnaissance qui vient avec, on ne me laissera pas croupir en prison comme un rat… Je sais que si je suis incarcéré dans un sombre cachot, des gens se mobiliseront pour moi.»

Oui, ces mots de Philip me reviennent et je sais que ce pourrait être un de mes «rapporteurs d’images» ou une de mes amies …ou même moi qui pourrait être pris dans cette situation. À preuve, j’ai aussi un ami artiste et photographe – Louis Jammes – qui l’a échappé belle il y a quelques semaines au Caire après s’être fait arrêter et je me suis inquiétée pour lui.. J’ai aussi conscience que ceux qui sont sur place, qui sont aussi emprisonnés (souvent même des enfants) n’ont pas la chance de voir des gens manifester pour eux…

Il n’y a pas vraiment d’association comme Reporters sans frontières pour défendre les pigistes, les documentaristes et les artistes. En tout cas, je n’en connais pas. Alors notre appui est encore plus important..

Merci d’entendre ce coup de cœur pour John et Tarek. Répondez nombreux à la pétition.

Soleil et ombres -pour John et Tarik

Soleil et ombres – pour John et Tarek

 

Publié dans actualités, cinéma, Dans un océan d'images j'ai vu le tumulte du monde (H. Doyle), manifestation | Tagué , , , , , , | Laisser un commentaire

Pasolini citoyen : L’engagement dans le réel – À l’Université de Montréal

À travers tout le brouhaha de la sortie du film et de la «trâlée» d’expositions à voir, Pier Paolo Pasolini revient me hanter. Julie Paquette, doctorante à l’Université de Montréal, a monté et propose le formidable Cycle Pasolini citoyen (aussi sur Facebook) (auquel j’aurai l’honneur de participer début 2014…).

affiche pasolini _ projections

Le 9 septembre, nous avons assisté au lancement qui s’accompagnait de la projection du court métrage La séquence de la fleur de papier / La Sequenza del Fioredi Carta (1968). S’en est suivi un brillant exposé de Julie et un échange vraiment stimulant entre les participants – j’irais jusqu’à dire amusant car avec Pasolini, on ne s’ennuie jamais…

On peut  écouter Pasolini, qui s’exprime en français, entrecoupé par des flashes du film La fleur de Papier : «(…) C’est toujours difficile de travailler, il s’agit de prouver qu’on existe – vaincre ou mourir…»

Pour me remettre un peu dans le contexte, j’écoute cet entretien avec le peintre Giuseppe Zigaina réalisé par Angela Biancofiore en 2003 : Pasolini – pour un nouvel humanisme.

Malheureusement, ce blogue est un peu en retard pour la projection d’Accatone (voir la bande annonce de l’époque!) dans le cadre de ce cycle… En tout cas, bravo et merci, Julie Paquette!

Ah! tiens, pour ceux qui passe à Paris, je recommande une visite à la Cinémathèque française : on y présente, du 16 octobre 2013 au 26 janvier 2014, Pasolini Roma «Rome par l’artiste italien le plus scandaleux du siècle»… Déjà, le site est passionnant; je trépigne déjà à l’idée de me rendre à Paris… et de retourner à Rome!…

affiche_pasolini_roma_1_-__format_web

Publié dans actualités, cinéma, Pasolini | Tagué , , , , , , , , , , | 2 commentaires

Amoureux de la photographie

La biennale du Mois de la photographie de Montréal bat son plein avec ses nombreuses expositions à travers la ville. En plus du World Press Photo, présenté au Marché Bonsecours. Ces deux activités durent tous le mois de septembre, deux propositions très distinctes mais combien riches, l’une comme l’autre, et qui nous permettent de se remplir les yeux – et l’esprit – qu’on soit amateur de photographies… ou non.

Cette semaine, il y a eu une magnifique soirée avec Larry Towell au Centre PHI, où nous nous sommes croisés mercredi soir après la projection de Dans un océan d’images. Cette projection de mon film était offerte dans le cadre du World Press, en amont de la sortie en salle le 20 septembre prochain. Mathieu Rytz (producteur du World Press) remarquait, justement, que Dans un océan d’images avait cette qualité de nous faire partager, en plus de leurs images, les réflexions de créateurs et de photographes sur leur travail.

Mais dans mon film, s’il y a des photojournalistes, ils préfèrent le titre de storyteller ou images maker, par rapport à ceux qui font des photos pour les manchettes, les «news», comme disent les Français. Pour la plupart, ils font un travail de fond et certains de leurs projets plus personnels s’échelonnent parfois sur des années! Ne parler que de photojournalisme serait donner des fausses pistes de ce que j’ai voulu montrer : le travail d’artistes qui nous  proposent de regarder autrement. Ce film, c’est donc la rencontre de 10 regards différents sur le tumulte du monde…

Mercredi, les commentaires des spectateurs et des spectatrices soulignaient que malgré un côté un peu sombre, le film nourrit l’espoir, surtout par le côté «humain» et émouvant des personnages, qui révèlent leur humanité comme on le voit rarement dans de tels films…

Et des photographes aguerris comme Larry Towel et Serge Clément m’ont fait bien plaisir en soulignant que j’avais évité tous les pièges de l’image du «baroudeur» pour mettre en lumière, justement, quelques chose de vrai et qu’on ne montre pas d’habitude…

Annonce-Excentris

Publié dans cinéma, Dans un océan d'images j'ai vu le tumulte du monde (H. Doyle), photographe, photographie | Tagué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Sur la route… du retour

Ne pas prendre l’image au pied de la lettre…

Fin de jour © Helen Doyle 2013 P1050556

Fin de jour © Helen Doyle 2013

«Combien de photographies sont-elles prises de par le vaste monde chaque année? Je me pose cette question sans réellement me l’’imposer. Innombrable doit être la réponse adéquate : aussi bien par le nombre proprement incalculable de clichés que par le caractère multiforme de la photographie.» dit Francis Busignies dans L’’image, nécrose du reportage photographique.

 Au détour du chemin ©  Helen Doyle 2013

Au détour du chemin © Helen Doyle 2013

Les conflits ne sont pas tout noirs et tout blancs comme dans les films hollywoodiens de jadis où les bons et les méchants sont clairement identifiés. C’’est un peu ce qu’’a tenté de nous faire croire George W. Bush avec sa guerre en Irak et son contrôle sur les médias. Le rôle de l’’image n’’est pas simple non plus et renferme ses propres paradoxes.

Regarder ? © Helen Doyle

Regarder ? © Helen Doyle

C’’est pourquoi on ne trouvera pas vraiment de réponses aux questions que je lance (il n’’y en aura sans doute jamais de définitives). Mais à l’’instar de plusieurs initiatives, événements, festivals et expositions,  je crois qu’’il faut amener le spectateur «à penser l’’événement plutôt qu’’à le contempler». Si donc le film n’’apporte ni réponses, ni solutions, en revanche, il incitera à se poser la question «qu’est ce qu’on nous donne ou ne donne pas à voir?» Y a-il une différence entre l’acte de regarder et le fait de voir ???

 Voir...© Helen Doyle 2013

Voir… © Helen Doyle 2013

Bien que je ne sois pas une historienne de l’’art ni une spécialiste du photojournalisme, ma quête témoigne d’’une longue observation et la cristallise en quelque sorte. En1992, je proposais à l’’Office national du film du Canada (ONF) Ce regard-là, sur l’’émergence des femmes comme journalistes sur le terrain de conflits. Pour des raisons complexes, ce projet a abouti au Rendez-vous de Sarajevo (1996), dans lequel les magnifiques photos de Louis Jammes me servaient de balises. Louis Jammes est présentement au Caire pour la deuxième fois; il est inquiet de la détention de son camarade photographe égyptien Shawkan. Moi, je suis aussi inquiète de la détention du cinéaste canadien John Greyson et de son collègue Tarek Loubani, ainsi que du peu de nouvelles que nous en avons…

 La nuit tombe@ Helen doyle 2013

La nuit tombe © Helen doyle 2013

Plus tard, mes recherches pour Les Messagers (2004) et Birlyant (2008) m’’ont fait rencontrer des photographes et des artistes qui traitent des conflits. Comme Stanley Greene, ce «storyteller» rencontré alors qu’il préparait la publication de son livre Open Wounds /Plaies à vif . Lors du tournage l’automne dernier, il nous montrait ses photos prises à la frontière de la Syrie: Le cri des exilés dans Polka Magazine. Et cet été, Stanley remet cela et toujours dans Polka Magazine, il publie cette fois ses images du coeur de ce pays à feu et à sang et qui, aujourd’hui, ne peut nous laisser indifférent.

Quai abandonné © Helen Doyle 2013

Quai abandonné © Helen Doyle 2013

Ici, dans cette magnifique région, c’est lentement mais sûrement qu’on abandonne les quais et en même temps la pêche et les pêcheurs… Un travail d’érosion qui laisse aussi ses traces… Eh, oui! les traces plus ou moins faciles à décrypter de villages qui seront abandonnés, désertés… parce qu’on n’y trouve plus de travail…

  En attendant que sa sèche© Helen Doyle 2013

En attendant que ça sèche © Helen Doyle 2013

Comment donc montrer cette réalité? Voilà une autre de mes préoccupations récurrentes.

Mon retour à Sarajevo en 2002 m’’a donné l’’occasion de constater que la guerre, même quand elle est terminée, n’’est pas finie. La guerre n’’est toujours qu’’une moitié de l’’histoire. Pour le reste, je ne trouve pas de mot plus juste que le terme anglais «aftermath» pour dire les conséquences de la guerre; pour décrire cette corrosion qui gruge les êtres de l’’intérieur; pour constater que ce sont des terrains idéaux pour entretenir la haine et nourrir d’’autres conflits…

Lors de ma recherche, j’ai aussi fait la rencontre de Sara Terry qui, après avoir passé des années en Bosnie, a publié un très beau livre. Mais elle a aussi mis sur pied The Aftermath Project. Cette initiative – que je  ne peux que saluer – aurait mérité à lui seul  un film… Merci Sara de cette importante contribution… à l’enrichissement de la photographie et de la conscience.

Pendant que...© Helen Doyle 2013

Pendant que… © Helen Doyle 2013

Publié dans Dans un océan d'images j'ai vu le tumulte du monde (H. Doyle), impressions de voyage, Media, photographe, photographie, Rapporteurs d'Image (H. Doyle) | Tagué , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Projections gaspésiennes

Murale invitante de la boulangerie de Bonaventure © Helen Doyle 2013

Murale invitante de la boulangerie de Bonaventure © Helen Doyle 2013

Et voilà qu’à Bonaventure, dans l’entrés de la boulangerie artisanale (qui est  aussi un café), je reviens à la raison de ma présence aux Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie…

 Vu en Gaspésie@ Helen Doyle

Vu en Gaspésie © Helen Doyle 2013

Je vais présenter mon film à des spectateurs amoureux de la photographie, à la sympathique équipe des Rencontres et au photographe Jean-François Bérubé qui fait, avec Claude Goulet, cette si belle sélection aux styles et aux écritures diversifiés. Je me demande, tout à coup, si toutes ces photos des tumultes du monde ont bien leur place dans ce contexte de fin de vacances…

 Un photo ???@ Helen Doyle 2013

Un photo ? © Helen Doyle 2013

J’aurai devant moi les photographes invités aux Rencontres et pour moi, mon film, c’est aussi une histoire de rencontres, comme ici en Gaspésie. De belles rencontres, comme avec cette très chère Letizia Battaglia, une rencontre qui date de Visa pour l’Image en 1999. Letizia que je revois en train d’échanger, comme ici, avec les spectateurs, gens de la place, photographes amateurs et professionnels, invités… Leitizia, qui obtient une standing ovation de la part des plus aguerris, les baroudeurs, pour le récit de son engagement et celui, en image, de sa lutte contre la mafia. Letizia, avec qui j’aurai des rendez-vous dans le temps jusqu’au tournage, en passant par une rencontre surprise au festival de Créteil en 2008; puis cette rencontre fortuite à Lodi, près de Milan, pour le vernissage de son expo (lire Revoir Letizia Battaglia); jusqu’à cette dernière rencontre durant le tournage,  alors qu’elle nous entraîne, mon équipe et moi, dans une manifestation poétique contre la mafia de Palerme… 

Helen Doyle, Nathalie Moliavko-Visotsky, Benoît Felici, Giovanni Sollima

Palermo – La Bellezia e la Rovina © Patrizia Stagnita

Armando photographiant l'exposition d'Isabelle Hayeur © Helen Doyle 2013

Armando photographiant l’exposition d’Isabelle Hayeur © Helen Doyle 2013

Oui, les Rencontres de la Gaspésie nous offrent cette même qualité d’échanges à l’heure du vernissage – celui, ici, d’Isabelle Hayeur que photographie Armando avant l’orage. On se retrouve tous à partager le repas du soir ou encore les petits déjeuners. Je croise aussi, dans les cafés de la place, des spectateurs qui suivent attentivement l’évènement; comme ce jeune homme  historien venu des Prairies qui faisait le tour de la Gaspésie : il  suit, Petit Poucet, comme un  jeu de pistes, les indications du guide des lieux d’exposition… Ici, à l’intérieur du centre d’artistes de Carleton, l’installation sophistiquée du collectif  Tendance floue. Leur projet : 10 écrans sur lesquels sont projetées des images de dix coins du monde photographiés à toutes les heures pendant 24 heures, à la même heure, par dix photographes de ce collectif. On se retrouve au centre comme par magie, grâce à un dispositif simple mais ingénieux que la représentante de ce groupe, Flore-Aël Surun, documente l’installation à l’intention de ses collègues du collectif.

Flore documente pour ses copains

Flore-Aël documente pour ses copains © Helen Doyle 2013

Une projection en plein air des photographies de Serge Clément, qui propose une sélection de 150 photos prises en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine depuis 1960… «Merci Serge de nous redonner toutes nos images» dira une des spectatrices aux travers des autres commentaires émis, surtout par des gens de la place, qui reconnaissent un lieu, un voisin et même certains détails…

 Projection  S. Clément-1 @ Helen Doyle 2013

Projection Serge Clément – 1 © Helen Doyle 2013

 Projections S. Clément @ Helen Doyle 2013

Projection Serge Clément – 2 © Helen Doyle 2013

 Projections S. Clément @ Helen Doyle 2013

Rencontre du soir © Helen Doyle 2013

Histoire de belles rencontres et d’échanges qui se poursuivent au retour avec Yves Beaulieu,  Sandra Lachance, Patrick Dionne et Miki Gingras.  Ça donne juste le goût de revenir l’année prochaine; peut-être louer une de ces petites cabines comme celles du film de mon amie Johanne Fournier et être attentive à ce qui se passe sur les quais, au temps que prennent les bateaux (de beaux films à voir avant de venir dans la région).

Cabines © Helen Doyle 2013 P1050431

Cabines © Helen Doyle 2013

un matin © Helen Doyle 2013 P1050594

un matin à Bonaventure © Helen Doyle 2013

Camping à Bonaventure © Helen Doyle 2013 P1050536

Camping à Bonaventure © Helen Doyle 2013

Un peu à regret, c’est déjà le retour. Je ferai la route avec la directrice des Promenades photographiques de Vendôme, Odile Andrieu, passionnée, comme Claude, comme moi, comme tant d’autres, par la photographie.

Odile Andrieu en Gaspésie © Helen Doyle 2013P1050604

Odile Andrieu en Gaspésie © Helen Doyle 2013

Publié dans cinéma, Dans un océan d'images j'ai vu le tumulte du monde (H. Doyle), impressions de voyage, manifestation, photographie, souvenirs | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Rencontres en Gaspésie

 carte postale de Kamouraska © Helen Doyle 2013

carte postale de Kamouraska © Helen Doyle 2013

Prendre la route de la Gaspésie et faire une pause à Kamouraska, question de couper les dix, douze heures de route en deux.  Je regrette seulement de ne pas avoir le temps d’aller voir l’exposition que présente Bertrand Carrière au Centre d’art de Kamouraska (Bertrand, qui m’a fait parvenir une invitation au début de l’été); encore une belle initiative célébrant la photographie que les Rencontres à Kamouraska. De me retrouver sur le bord de la mer ainsi me fait me remémorer notre tournage à Dieppe… 

tournage à Dieppe 2011 © Helen Doyle

tournage à Dieppe 2011 © Helen Doyle

Repartir vers Matapédia avec, comme chauffeur, le sympathique directeur Claude Goulet et deux photographes ; Frédéric Merlet, fraîchement arrivé de Vendée, s’était vu attribuer une résidence en Gaspésie l’automne dernier pendant q’un photographe de Québec, Guillaume D. Cyr, lui, se rendait de l’autre côté de l’océan pour pratiquer son art… Une riche idée des Rencontres jumelées aux Promenades photographique de Vendôme. Notre autre compagnon de route, Armando Ribeiro, arrive de Londres ; il m’apprend ses origines portugaises (il est né en Angola). Je lui parle de mon périple au Portugal et de ma rencontre avec mon ami, le cinéaste Rui Simoes ; de ses films «Le bon peuple portugais» et «Dieu Patrie Autorité». Je parle aussi de Manuela Serra et de son magnifique film «Le mouvement des choses», tourné dans la région au nord de Lisbonne ; je n’oublie pas son fils adorable Joao… (Je garde précieusement une photographie sépia d’un paysage, prise par lui et qu’il m’avait envoyée; comment savoir s’il a persévéré ?) Je raconte mon Portugal et ma rencontre avec Noemia Delgado, première femme cinéaste portugaise (revoir son documentaire «Mascaras», 1976…). Tout cela fait sourire Armando: les films de Rui sont sortis alors que lui naissait à peine…

Kiosque d'information, Matapédia © Helen Doyle 2013

Kiosque d’information, Matapédia © Helen Doyle 2013

Sympathique hôtel Restigouche, Matapédia © Helen Doyle 2013

Sympathique hôtel Restigouche, Matapédia © Helen Doyle 2013

L’arrivée à l’église Saint-Laurent de Matapédia. Claude jette un dernier coup d’oeil aux  préparatifs de Jean-François Lamoureux et de Mathilde Fournier-Hébert, artistes en résidence qui présentent leurs sténopés. Point de départ pour ces Rencontres à l’heure du numérique… belle idée que les sténopés.

P1050226

Dernières retouches de Mathilde © Helen Doyle

Dernières retouches de Mathilde © Helen Doyle

 De dos JF en dicussion avec  S. Clément @Helen Doyle

De dos, JF en dicussion avec Serge Clément © Helen Doyle 2013

De voir cette camera obscura de la grandeur d’une maison de poupée qu’ils auraient construite pour leur deux charmantes filles, Océane et Ophélie, et de lire, sur cette grosse boîte noire, des inscriptions de certaines des calculs qu’ils ont dû faire pour trouver l’ouverture, le temps de pause, cela nous ramènent à la base première de la  photographie: la lumière. Quel ravissement de les entendre parler de leurs rencontres avec leurs sujets gaspésiens ; et attendrissement de ma part alors que JF parle de sa boîte à biscuits, sa toute première caméra qui lui fait découvrir, adolescent, cette passion pour la photographie.

Détails sur la camera Obscura

Détails sur la camera Obscura

Tout au  long de l’itinéraire proposé, Annie une des très charmante et très acueillante membre de  l’équipe gaspésienne. photographie et met en ligne des images de ses rencontres

Gaspésie © Helen Doyle 2013 (P1050603)

Gaspésie © Helen Doyle 2013

Sur place,  je découvre le travail photographique de l’un et de l’autre dans des espaces magnifiques.

Tendance Floue et Flore-Aël Surun à Carleton-sur-Mer@ Helen Doyle

Tendance Floue et Flore-Aël Surun à Carleton-sur-Mer@ Helen Doyle

P1050316

Rencontres © Helen Doyle 2013

Bonnaventure Louis Couturier et Jackie Georges Lafargue

Bonaventure, Louis Couturier et Jackie Georges Lafargue © Helen Doyle 2013

Bonaventure © Helen Doyle 2013

Bonaventure © Helen Doyle 2013

 Evgenia  Arbugaeva, Bonaventure © Helen Doyle 2013

Evgenia Arbugaeva, Bonaventure © Helen Doyle 2013

Faire des  rencontres riches, mais en ce qui me concerne, m’offrir aussi une escapade, une escale; je me sépare un moment du groupe et je prend le temps de flâner, de capter des moments… de ces rencontres et de mes flâneries solitaires.

 Au bout du quai Bonnaventure@ HelenDoyle

Au bout du quai de Bonaventure © Helen Doyle 2013

hérons de Bonnaventure @ helen Doyle

hérons de Bonaventure © Helen Doyle 2013

Publié dans cinéma, Dans un océan d'images j'ai vu le tumulte du monde (H. Doyle), impressions de voyage, photographie, voyage | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , | 5 commentaires