
Hier, le plaisir d’un retour aux Récollets et le plaisir de revoir sa bienveillante directrice, Chrystel Dozias, qui s’empresse de me faire sentir chez-moi. Et de me parler avec ferveur de ses derniers coups de cœur.
La charmante Aurélie est toujours là, qui m’aide à me dépatouiller dans des histoires de branchements électriques.
Un hasard ? En entrant dans le petit studio, dans un vase, quelques branches de mimosa, toute l’odeur du printemps ; un printemps habillé de pompons jaunes, de la vitamine soleil en grappe. Comme je le pensais, c’est bien cette chère Chrystel qui a eu cette gentille attention. Elle connait la tradition italienne : le 8 mars, Journée internationale du droit des femmes, on offre du mimosa.
Hier encore, la joie de voir un amandier en fleurs et de retrouver tous les babils, les cris des enfants, les coups de sifflet répétés marquant la fermeture du jardin Villemin, juste derrière les Récollets.
Ce matin dès l’aube, de nombreux virtuoses dans un concerto ; je regrette de ne pas savoir identifier tous ces chants d’oiseau.
Quel changement radical avec les sons feutrés qu’installent nos bancs de neige pour moi qui vient de quitter mon igloo…
Le temps est maussade ce matin, et Paris est tout gris… Zut, il me faut un parapluie.
Ce soir, aux Récollets, si je tiens le coup du décalage, j’ai rendez-vous avec le Brésil.
Je suis contente d’avoir décidé, à la dernière minute, de m’installer pour la énième fois depuis 10 ans, dans ce lieu inspirant qui grouille de créateurs.
Allez! Encore une sniffe de mimosa!

Bon séjour ma belle.
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