En début de semaine, nous avons rapatrié nos murales. Tout le monde est content de les voir dans notre espace de travail au Théâtre de la Ville de Longueuil.
Elles ne sont pas là comme un décor, mais comme les traces de nos explorations… une énergie en commun que nous partagerons avec nos invités chorégraphes.
Cette semaine, c’est sous l’oeil attentif de la chorégraphe Catherine Tardif que nous travaillons. La semaine prochaine, ce sera Pierre-Paul Savoie et pour notre dernière semaine, Dominique Porte.
Toute au long de la semaine, deux nouvelles recrues nous accompagnent : les deux jeunes filles d’une de nos participantes. Elles s’intègre au groupe comme des poissons dans l’eau et apportent une «légèreté» à nos explorations.
C’est par petites touches que Catherine nous propose de prendre conscience de cet espace, en passant par des exercices simples, ceux de la mémoire, d’un lieu de l’enfance, d’êtres aimés. Cela peut paraître simple à priori, mais il ne s’agit pas de mimer ou de jouer la comédie…
Puis nous passons à d’autres exercices avec un mot clef comme consigne. Seul ou avec d’autres, on se lance dans l’exploration…
C’est par petites touches que Catherine nous invite à s’essayer, à chercher en soi-même, à trouver peut-être…
Les moments de conciliabule sont aussi de beaux moments de partage.
«De tous petits gestes, bien sentis…», nous rappelle Catherine.
Ce n’est pas grave si c’est pas pile poil dessus.
J’ai retrouvé dans ma bibliothèque une plaquette : Pina Bausch – Histoires de théâtre dansé, une édition de 1986 de l’Arche écrit par Raimund Hoghe et Ulli Weiss. Dès la lecture des premières pages, je retiens ce propos de Pina : «Ce que je fais : je regarde. Je n’ai fait que regarder les gens. Je n’ai fait que voir, ou essayer de voir les rapports humains, afin d’en parler. Voilà ce qui m’intéresse. Je ne connais d’ailleurs rien de plus important.»









