À mi-parcours

Grâce aux techniques de création musicale de Nigel, nous avons vécu de «petits miracles». Pour être honnête, je dois quand même souligner que certaines personnes dans le groupe avaient des connaissances musicales et d’autres pas du tout. Mais il y avait place pour que chaque individu, s’il s’y risquait, a pu mettre sa touche personnelle : un peu de «sel et de paprika» comme disaient mes amies Les folles alliées dans une de leurs chansons. Notre point de départ  – les sons qu’émettent les oies comparativement à ceux d’autres oiseaux – n’était pas ce qu’il y a de plus séduisant. Mais en usant de nos imaginaires et en travaillant ensemble, nous avons, en fin de compte, trouvé de bien belles pistes…

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Le jeu du cadavre exquis © Helen Doyle 2015

Mercredi soir, nous avons abordé la chanson. Chacun partageait un écrit personnel ou une petite phrase, un poème, comme autant de sources d’inspiration. Divisés en trois groupes, nous avons échangé ceux-ci. Puis, grâce aux cadavres exquis, nous avons fait surgir un nouveau texte. Il fallait ensuite le peaufiner un peu. Nigel a alors repris les rênes et nous avons terminé la soirée avec trois chansons. Incroyable! Trois chansons que nous peaufinerons, cisèlerons dans les jours prochains tout en retravaillant certains passages des compositions de lundi et de mardi.

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Garder une trace © Helen Doyle 2015

À l’instar des oies qui sont maladroites sur la terre et qui, lors de leur première esquisse d’envol, doivent faire quelques efforts pour s’élever, nous déployons nos ailes dans un «ballet gracieux»… (J’ai volé cette dernière expression à l’une des chansons composées hier.) Chaque individu de cette belle volière est riche d’expériences et de talents divers qui se révéleront au fur et à mesure de ce travail collectif. Je perçois dans chacun et chacune d’immenses ressources : cette personne est peut-être plus près des beaux-arts et de la littérature, celle-là est une conteuse habitée par des paysages, l’autre un poète. Celui-ci plus réfléchi, un philosophe, un sage et celui-là, plus pragmatique, est plein de ressources et d’ingéniosité, et cette autre, plus habile et familière avec la danse, esquisse déjà un pas. Oui, vraiment, quelle belle richesse!…

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About tatoumemo

Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil. En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM. Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir". En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite. Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.
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1 Response to À mi-parcours

  1. Avatar de Freddie Freddie dit :

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