Prendre la route de la Gaspésie et faire une pause à Kamouraska, question de couper les dix, douze heures de route en deux. Je regrette seulement de ne pas avoir le temps d’aller voir l’exposition que présente Bertrand Carrière au Centre d’art de Kamouraska (Bertrand, qui m’a fait parvenir une invitation au début de l’été); encore une belle initiative célébrant la photographie que les Rencontres à Kamouraska. De me retrouver sur le bord de la mer ainsi me fait me remémorer notre tournage à Dieppe…
Repartir vers Matapédia avec, comme chauffeur, le sympathique directeur Claude Goulet et deux photographes ; Frédéric Merlet, fraîchement arrivé de Vendée, s’était vu attribuer une résidence en Gaspésie l’automne dernier pendant q’un photographe de Québec, Guillaume D. Cyr, lui, se rendait de l’autre côté de l’océan pour pratiquer son art… Une riche idée des Rencontres jumelées aux Promenades photographique de Vendôme. Notre autre compagnon de route, Armando Ribeiro, arrive de Londres ; il m’apprend ses origines portugaises (il est né en Angola). Je lui parle de mon périple au Portugal et de ma rencontre avec mon ami, le cinéaste Rui Simoes ; de ses films «Le bon peuple portugais» et «Dieu Patrie Autorité». Je parle aussi de Manuela Serra et de son magnifique film «Le mouvement des choses», tourné dans la région au nord de Lisbonne ; je n’oublie pas son fils adorable Joao… (Je garde précieusement une photographie sépia d’un paysage, prise par lui et qu’il m’avait envoyée; comment savoir s’il a persévéré ?) Je raconte mon Portugal et ma rencontre avec Noemia Delgado, première femme cinéaste portugaise (revoir son documentaire «Mascaras», 1976…). Tout cela fait sourire Armando: les films de Rui sont sortis alors que lui naissait à peine…
L’arrivée à l’église Saint-Laurent de Matapédia. Claude jette un dernier coup d’oeil aux préparatifs de Jean-François Lamoureux et de Mathilde Fournier-Hébert, artistes en résidence qui présentent leurs sténopés. Point de départ pour ces Rencontres à l’heure du numérique… belle idée que les sténopés.
De voir cette camera obscura de la grandeur d’une maison de poupée qu’ils auraient construite pour leur deux charmantes filles, Océane et Ophélie, et de lire, sur cette grosse boîte noire, des inscriptions de certaines des calculs qu’ils ont dû faire pour trouver l’ouverture, le temps de pause, cela nous ramènent à la base première de la photographie: la lumière. Quel ravissement de les entendre parler de leurs rencontres avec leurs sujets gaspésiens ; et attendrissement de ma part alors que JF parle de sa boîte à biscuits, sa toute première caméra qui lui fait découvrir, adolescent, cette passion pour la photographie.
- Détails sur la camera Obscura
Tout au long de l’itinéraire proposé, Annie une des très charmante et très acueillante membre de l’équipe gaspésienne. photographie et met en ligne des images de ses rencontres…
Sur place, je découvre le travail photographique de l’un et de l’autre dans des espaces magnifiques.
Faire des rencontres riches, mais en ce qui me concerne, m’offrir aussi une escapade, une escale; je me sépare un moment du groupe et je prend le temps de flâner, de capter des moments… de ces rencontres et de mes flâneries solitaires.
















Bonjour Helen,
Merci pour ce beau tour de la Gaspésie plein de rencontres. Comment s’est passée ta projection? Au plaisir
Johanne
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Johanne, à suivre demain pour une réponse à ta question. Les paysages sont fabuleux les gens «ben d’adon» et ces rencontres en sont de belles autour de la photographie. Et toi comment avance ton projet photographie?
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Merci Helen pour ce billet, très sympathique. Je vais le publier aujourd’hui sur notre page Facebook – http://www.facebook.com/photogaspesie
Au plaisir de se revoir !
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Il y en aura un autre prochainement chère Annie et un beau bonjour à tout le monde
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Sans problème, je suis abonnée à votre blogue. Je vais donc lire cela avec attention.
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