Quelques jours avant notre départ de Rome, Germain et moi avons fait une boîte remplie d’éléments de ma recherche, de livres et d’accessoires de bureau. Déjà, aller à la poste à Rome, c’est toute une aventure! Alors y aller pour acheter cette boîte-colis et puis y retourner pour remplir toute la paperasse de la douana en italien, ça représente… des heures de plaisir… et de patience!
Ce matin, la boîte est arrivée sans encombre, plus tôt que nous l’espérions… Une émotion forte m’envahit en l’ouvrant : six mois de recherche, de travail, de documentation patiemment dénichée sur Pasolini. Par exemple, cet exemplaire de Ragazzi de vita en édition française; ces cartes de Rome et de Bologne avec toutes nos indications pour marquer les lieux de vie et de passage de Pasolini; le dépliant de la ville d’Orte, ramassé avec Malika; ce document d’information que Luciana m’a offert en sortant du cimetière des non catholiques; un bouchon vacu-vin offert par Teodoro de notre oenoteca préférée, Al Grammelot… Et puis cette photo de Pasolini par Letizia Bataglia : plus qu’un souvenir, un talisman!…
Et encore : le catalogue de l’exposition Il fiore delle mille e una notte, que Roberto Chiesi nous a offert lors de notre dernière visite… et ce coffret sur Baldi, Fuoco; la série de livres édité par Forma di parole que nous a donné Gianni Scalia; un guide de Florence et le catalogue du Festival de Créteil…
Les images de mes rencontres avec Cecila à Rome remontent en surface… indélibiles… Avec les mots d’encouragement de Jackie… d’autres images : Isabelle avec moi en train de tourner; et Germain et moi lors de notre dernière rencontre chez Baldi…
Mon séjour défile, les odeurs et ces visages… celui de Luciana, qui nous offert le livre de Furio Colombo et Ferretti et le livre de poèmes de Leopardi, commandé à ma librairie préférée…
Les dentelles d’Anna m’ont littéralement ramenée là-bas, ces dentelles qu’elle m’a offertes parce qu’elle avait remarqué combien je m’intéressais à ses mains, ses belles mains usées qui, avec tant d’aisance, crochetaient sans cesse ; j’admirais ses rideaux faits à la main…
Cette boîte jaune de la poste italienne, c’est comme un cadeau surprise… Elle s’ouvre et les visages, les odeurs, tout ce que nous avons vu et vécu ressurgit, chargé encore d’émotions, de belles rencontres, de belles histoires, de bel espoir…




Bonjour Helen,
Que j’ai hâte de voir ce film! Le parcours italien des derniers mois est tellement riche. De retrour à la maison, moi aussi j’ai du beau courrier. De vous. Ma copie italienne de CABINES et le programme de cette présentation que tu en as faite en avril à l’Universita di Napoli. Merci encore. Bonne suite des choses.
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