In Forma di Parole

Nous avons rendez-vous à Bologne, aux éditions In forma di Parole, avec Gianni Scalia.

Entrée, éditions In Forma di Parole © Helen Doyle

Détail, cour intérieure © Helen Doyle

J’ai suivi les conseils de Roberto Chiesi. Je lui avais demandé ce qui, d’après lui, avait marqué Pasolini à Bologne.  Après un moment de réflexion, sa réponse a été : «Sans aucun doutes, les amis…» et il a nommé immédiatement Gianni Scalia.

Alors, comme j’aime toujours le faire, je suis allée errer dans une librairie – à Bologne elles sont innombrables; près de la caisse, dans un présentoir de «petits formats», j’ai trouvé un opuscule d’à peine une vingtaine de pages signé Gianni Scalia : Mon ami assassiné… Cet ami, c’est évidemment Pier Paolo Pasolini! Voilà! je savais que je devais faire la rencontre de ce monsieur.

Marina Mazzoti © Helen Doyle

Par ailleurs, à Créteil, au printemps, j’avais fait la connaissance de Marina, que je voyais régulièrement en compagnie de Cecilia Mangini (bien que cette dernière parle un excellent français, elle pouvait compter sur Marina pour compléter une intervention. Au fil de nos correspondances, Marina m’avait dit devoir se rendre à Bologne, en juin, pour le référendum sur le nucléaire. Alors nous avons tenté le coup : faire équipe pour rencontrer le Professore Scalia…

Gianni Scalia © Helen Doyle

Accompagnée de Germain, il était possible d’archiver cette première rencontre. Bien que pour moi ce projet de carnet de notes doit se faire en marche, en mouvement, je pense que des témoignages aussi riches de personnages qui ont côtoyé Pasolini doivent être précieusement conservés…

Ce n’est pas dans mes habitudes de mettre une caméra entre moi et mon interlocuteur lors d’une première rencontre. Je déteste cela : la caméra et tout le rituel technique qui accompagne la prise de vue font un écran, un filtre, voire un obstacle à ce moment précieux du rituel du premier rendez-vous. Oui, c’est comme un rendez-vous amoureux  qu’on voudrait mettre immédiatement sous les projecteurs!… Mais j’ai cru que je devais le faire cette fois-ci, car ce moment était trop précieux.

Marina, signore Scalia, Germain © Helen Doyle

Effectivement cette rencontre fut très riche en enseignement et en renseignements. Elle m’ouvre tant de pistes pour la suite.

Signature © Helen Doyle

Nous sortons de cette maison d’édition, plus riches de plusieurs numéros de la revue In forma de Parole que le signore Scalia a tenu à nous offrir. En prime, Gianni Scalia nous gratifie d’une dédicace dans son livre Mon ami assassiné, une dédicace qui me fait chaud au coeur, où il y est finement écrit «A Elena e Germain, con simpatia, a partire dal 14 giugnio 2011. Da Gianni»… Il avait souri en écrivant «avec sympathie, à partir du 14 juin…»

In Forma di Parolerivista internazionale di letteratura – fait un travail considérable et étonnant…

À la suite de notre rencontre, Marina m’envoie quelques informations et des sites à visiter en complément de cet entretien, dont celui-ci qui m’avait complètement échappé; on y voit Pasolini souvent en compagnie de ses amis (Francesco Leonetti et Luciano Serra, bien sûr, mais aussi Alberto Moravia, Elsa Morante, Laura Betti, et tant d’autres de tous les âges de sa vie…)

Molto grazzie, Professore Scalia. Merci Marina.

A presto…

Les arcades de la rue Zamboni, 2011 © Helen Doyle

En sortant de ce rendez-vous, et après avoir salué Marina, nous sommes allés repérer immédiatement, rue Zamboni, la Faculté des lettres de l’Université quasi millénaire de Bologne. En fait, elle est considérée comme la plus ancienne université du monde occidental… Chemin faisant, ces quelques images…

Madone à la cigarette (Rassurez-vous, c'est une reproduction) © Helen Doyle

Via Zamboni, 2011 © Helen Doyle

Faculté de lettres et de philosophie, université de Bologne, 2011 © Helen Doyle

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About tatoumemo

Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil. En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM. Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir". En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite. Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.
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1 Response to In Forma di Parole

  1. Avatar de Johanne Fournier Johanne Fournier dit :

    Bonjour Helen et Germain,
    Longtemps que je n’étais pas passée par ici. Toujours aussi ravie de partager tes formidables découvertes.

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