Nous avons rendez-vous à Bologne, aux éditions In forma di Parole, avec Gianni Scalia.
J’ai suivi les conseils de Roberto Chiesi. Je lui avais demandé ce qui, d’après lui, avait marqué Pasolini à Bologne. Après un moment de réflexion, sa réponse a été : «Sans aucun doutes, les amis…» et il a nommé immédiatement Gianni Scalia.
Alors, comme j’aime toujours le faire, je suis allée errer dans une librairie – à Bologne elles sont innombrables; près de la caisse, dans un présentoir de «petits formats», j’ai trouvé un opuscule d’à peine une vingtaine de pages signé Gianni Scalia : Mon ami assassiné… Cet ami, c’est évidemment Pier Paolo Pasolini! Voilà! je savais que je devais faire la rencontre de ce monsieur.
Par ailleurs, à Créteil, au printemps, j’avais fait la connaissance de Marina, que je voyais régulièrement en compagnie de Cecilia Mangini (bien que cette dernière parle un excellent français, elle pouvait compter sur Marina pour compléter une intervention. Au fil de nos correspondances, Marina m’avait dit devoir se rendre à Bologne, en juin, pour le référendum sur le nucléaire. Alors nous avons tenté le coup : faire équipe pour rencontrer le Professore Scalia…
Accompagnée de Germain, il était possible d’archiver cette première rencontre. Bien que pour moi ce projet de carnet de notes doit se faire en marche, en mouvement, je pense que des témoignages aussi riches de personnages qui ont côtoyé Pasolini doivent être précieusement conservés…
Ce n’est pas dans mes habitudes de mettre une caméra entre moi et mon interlocuteur lors d’une première rencontre. Je déteste cela : la caméra et tout le rituel technique qui accompagne la prise de vue font un écran, un filtre, voire un obstacle à ce moment précieux du rituel du premier rendez-vous. Oui, c’est comme un rendez-vous amoureux qu’on voudrait mettre immédiatement sous les projecteurs!… Mais j’ai cru que je devais le faire cette fois-ci, car ce moment était trop précieux.
Effectivement cette rencontre fut très riche en enseignement et en renseignements. Elle m’ouvre tant de pistes pour la suite.
Nous sortons de cette maison d’édition, plus riches de plusieurs numéros de la revue In forma de Parole que le signore Scalia a tenu à nous offrir. En prime, Gianni Scalia nous gratifie d’une dédicace dans son livre Mon ami assassiné, une dédicace qui me fait chaud au coeur, où il y est finement écrit «A Elena e Germain, con simpatia, a partire dal 14 giugnio 2011. Da Gianni»… Il avait souri en écrivant «avec sympathie, à partir du 14 juin…»
In Forma di Parole – rivista internazionale di letteratura – fait un travail considérable et étonnant…
À la suite de notre rencontre, Marina m’envoie quelques informations et des sites à visiter en complément de cet entretien, dont celui-ci qui m’avait complètement échappé; on y voit Pasolini souvent en compagnie de ses amis (Francesco Leonetti et Luciano Serra, bien sûr, mais aussi Alberto Moravia, Elsa Morante, Laura Betti, et tant d’autres de tous les âges de sa vie…)
Molto grazzie, Professore Scalia. Merci Marina.
A presto…
En sortant de ce rendez-vous, et après avoir salué Marina, nous sommes allés repérer immédiatement, rue Zamboni, la Faculté des lettres de l’Université quasi millénaire de Bologne. En fait, elle est considérée comme la plus ancienne université du monde occidental… Chemin faisant, ces quelques images…










Bonjour Helen et Germain,
Longtemps que je n’étais pas passée par ici. Toujours aussi ravie de partager tes formidables découvertes.
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