Un trésor vivant ou des mimosa pour Cecilia

J’aurais voulu apporter des fleurs à Cécilia Mangini, ce premier lundi d’avril, lors de cette rencontre orchestrée par Jakie Buet au festival de Créteil.

Quelle rencontre! En fait, ce n’est pas juste quelques branches de mimosa que j’aurais voulu lui offrir, mais une gerbe immense de ces fleurs jaunes et parfumées qui annoncent déjà le printemps.

Sur Internet, j’avais déjà visionné son film Stendali qui m’a complètement éblouie.

La reconstitution de ce rituel mortuaire dans les Pouilles, la qualité picturale des images, la lumière : quel enchantement ! Ce sont de véritables  tableaux. On voit que la Signora Mangini est aussi photographe.

Cécilia (puisqu’elle ne veut pas du Signora) s’exprime dans un français impeccable. Et elle est un de ces «trésors vivants», témoin et actrice de l’histoire de l’Italie contemporaine, mais aussi de son cinéma, du documentaire, à partir de l’animation de ciné-clubs à la réalisation.

Son premier film, tourné en 1959, s’inspire de Ragazzi de Vita, le  premier roman de Pasolini. Pour trois de ses films, elle fera d’ailleurs appel à Pasolini pour l’écriture de la narration. «Ce film a été censuré à sa sortie» dit-elle. À mon avis, bien que tourné avant l’Accatone de Pasolini, il en est un très proche cousin. Je suis un peu surprise qu’on ne fasse mention de ce film nulle part; pourtant, pour moi, la filiation, le lien de parenté sont évidents.

Quant à Pasolini, je lui précise que c’est le processus de création, l’écriture pour les documentaires, et en particulier pour  les appunti qui m’interpellent et qui m’amènent à Rome. «Pas facile, ce projet…»

Vous avez raison, Cecilia, je me coletaille à tout un défi… Elle me sourit de ses yeux malicieux…

J’ai très hâte de voir toutes les autres réalisations de Cécilia : ce sera une découverte; une révélation?… En tout cas, certainement, un des appunti de ce film à faire…

http://www.filmsdefemmes.com/Debats-et-forums-2011.html

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About tatoumemo

Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil. En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM. Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir". En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite. Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.
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