Je viens de regarder le film «Caro Diario» de Nanni Moretti. Dans le premier chapitre de son journal filmé, Moretti se ballade dans Rome. Cette ballade se termine, sur une musique de Keith Jarret, vers les plages d’Ostie où Pasolini a été assassiné. Décidément, ce n’est pas la mort et la manière dont Pasolini a été tué, ni par qui, qui retiennent mon attention. Autre chose me turlupine et sur laquelle je dois mettre le doigt.

Le vendeur de marrons, Rome 2011 © helen Doyle
Dorénavant, je ne peux plus me promener sans voir la Vespa de Moretti – un autre voisin de Monteverde – zizagger dans les rues de Rome sur la chanson de Cohen I am your man, «à fond la caisse», comme on dit…
About tatoumemo
Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire
A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil.
En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM.
Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir".
En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite.
Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.