«Les beaux souvenirs»… (hommages au cinéma)

Un des grands moment de la visite de Cecilia Mangini : Fabrice Montal a demandé à Cecilia et à Jackie Buet de signer le livre d’or de la Cinémathèque québécoise…

Le livre d'or, Cecilia, Fabrice et Jackie © Helen Doyle 2014 P1080229

Le livre d’or, Cecilia, Fabrice et Jackie © Helen Doyle 2014

Fabrice présente le livre d’or sous le regard attentif de Jackie tandis que Catherine Thériault et Marina Mazotti règlent certains détails du séjour à Québec et la présentation du dimanche au Musée de la Civilisation.

La signature de Cecilia © Helen Doyle 2014 P1080207

La signature de Cecilia © Helen Doyle 2014

…Pendant que Fabrice esquisse un baise-main à Isabelle Hayeur (des RÉ), sous le regard de Julie Paquette du Cycle Pasolini.

Au tour de Jackie Buet © Helen Doyle 2014 P1080226

Au tour de Jackie Buet © Helen Doyle 2014

Et Cecilia d'applaudir © Helen Doyle 2014 P1080230

Et Cecilia d’applaudir © Helen Doyle 2014

Ce soir du 8 mai, la présentation de Cecila en compagnie de Jackie fut encore un grand succès.

Mais ce n’était pas fini ! Le vendredi 9 mai, rendez-vous au Cycle Pasolini à l’Université de Montréal.

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Julie Paquette, Cecilia et Marina © Helen Doyle 2014 P1080250

Julie Paquette, Cecilia et Marina © Helen Doyle 2014

Julie et Cecilia © Helen Doyle 2014 P1080241

Julie et Cecilia © Helen Doyle 2014

Cecilia  y a donné une conférence éclairante sur Pasolini. Le passage de Cecilia marquait la fin de ce beau parcours, stimulant et vivifiant, proposé par Julie Paquette tout au long de l’année. Le passage de Cecilia sur ce thème de L’engagement dans le réel ne pouvait mieux tomber. Demain, nous nous dirigeons vers la ville de Québec pour la rétrospective de Cecilia au Musée de la Civilisation.

Marina, Cecilia et Paolo Pisanelli - Musée de la Civilisation © Helen Doyle 2014 P1080259_2

Marina, Cecilia et Paolo Pisanelli – Musée de la Civilisation © Helen Doyle 2014

Laissez-moi vous raconter une jolie hispoire (comme dirait le Prince de Motordu…)
À un certain moment de nos rencontres, Catherine Thériault, la directrice de Vidéo Femmes, demande à Cecilia à quel moment elle a cessé de réaliser ses films. «En 1975», répond Cecilia. Nicole et moi nous écrions «Mais c’est au moment où nous fondions Vidéo Femmes!» Et Catherine de répliquer «Bien moi, je venais de naître…»

Il faut cependant préciser que Cecilia a quand même poursuivi son travail de réaliatrice avec son mari, Lino del Fra, et que cette année, elle co-réalisait, après tant d’années, un documentaire formidable : En voyage avec Cecilia. Nous espérons que ce film sera projeté un jour sur nos écrans…

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Et Cecilia, comme à la fin de chacune de ses prestations, applaudit l’auditoire en les remerciant à chaque fois.

Cecilia Mangini

photo ©Valenttina Durante

Il y a quelques jours, elle nous écrivait d’ailleurs ces mots :

«Mon expérience chez vous a été unique, pour le ton si haut de la recherche culturelle, pour les réponses, les questions, l’esprit d’observation, même les remarques qu’on m’a posées et qui m’ont enrichie, une sorte de vérification des pouvoirs créatifs : on a si rarement la grande occasion de pouvoir la faire, malgré qu’elle soit si importante et nécessaire…»

Ciao Cecilia! A presto!

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De la belle et grande visite d’Italie…

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Ciel de Longueuil © Helen Doyle 2014

Un autre rêve devenu réalité : Cecilia Mangini est arrivée et c’est la fête!…

Hier, à la Cinémathèque québécoise, c’était brouhaha, sourires et joie pour le premier soir de projection des films de Cecilia Mangini.

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File d’attente à la Cinémathèque © Helen Doyle 2014

La salle est bondée pour entendre cette  grande dame du cinéma documentaire italien. Toutes et tous les complices sont là, attentives au déroulement de la soirée. Fabrice Montal, directeur à la conservation et à la programmation de la Cinémathèque québécoise, a cru à ce projet, comme Catherine Thériault, directrice de Vidéo Femmes, qui y a mis beaucoup d’énergie.

Jackie Buet, lat directrice du Festival de films de femmes de Créteil et initiatrice de cette rétrospective Mangini en français, est venue animer la classe de maître ou, comme on dit, la leçon de cinéma. Sont aussi présents Paolo Pisanelli, de Big Sur, qui a réuni, en Italie, les précieux films d’archives de Cecilia, et Marina Mazotti qui a été très souvent  le trait d’union  de nos échanges et de nos communications, dans le rôle de merveilleuse traductrice. Son premier voyage en Amérique pour son anniversaire, me confie-t-elle…

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Place à la leçon de cinéma © Helen Doyle 2014

Il y avait donc la présentation de six courts-métrages réalisés par Cecilia, entrecoupée par la leçon de cinéma. Nicole Giguère, très active aussi dans l’organisation de cet événement, capte des  images pour le site des Réalisatrices Équitables.

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Nicole fidèle au poste! © Helen Doyle 2014

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Cecilia Mangini © Helen Doyle 2014

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Jackie Buet, Cecilia Mangini, Paolo Pisanelli, Marina Mazzotti © Helen Doyle 2014

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Jackie Buet et Cecilia Mangini, Cinémathèque québécoise © Helen Doyle 2014

Et ce soir du 8 mai, les projections se poursuivent à la Cinémathèque, avant la conférence de vendredi au Cycle Pasolini de l’Université de Montréal, mis sur pied par Julie Paquette.

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«L’artiste dans son for intérieur», le début d’un cheminement

Ouverture au 104 © Helen Doyle 2014 P1070900

Ouverture au 104 © Helen Doyle 2014

Début d’un nouveau projet : du 14 au 27 avril, notre tournage a eu lieu au célèbre Centquatre-Paris (qu’on appellera le 104) car j’ai bénificié de leur programme de «résidence d’essai»; cela me permet d’avoir un espace idéal, le studio 17, pour le tournage de ce court-métrage poétique et onirique : L’artiste en son for intérieur…

Ici, vous êtes © Helen Doyle 2014 P1080147

Ici, vous êtes © Helen Doyle 2014

Ce ne sera pas de tout repos, même si au moment des pauses on peux se prélasser quelques instants dans les transats que le 104 met à la disposition des visiteurs. Tôt le matin, tout est calme et serein dans ces grands bâtiments situés dans le 19e arrondissement et qui furent autrefois …les Pompes funèbres de Paris.

Sur les pavés © Helen Doyle 2014 P1080138

Sur les pavés © Helen Doyle 2014

...la plage © Helen Doyle 2014 P1080140

…la plage © Helen Doyle 2014

Nous voilà en train d’aménager notre studio de 90 mètres carrés…

À l'éclairage, Pascal Noël © Helen Doyle 2014 P1070558

À l’éclairage, Pascal Noël, avec Nathalie © Helen Doyle 2014

Comme le dit en fin observateur Germain, qui, de la maison de production, observe de loin et sagement l’évolution de ma folle entreprise : «Je souhaite porter mon regard à l’intérieur du mystère (…) Et portés par les formes, les objets, les mots, les couleurs, la lumière, les spectateurs, les spectatrices trouvent le sens, un sens, leur sens à travers celui que l’artiste, consciemment ou pas, a voulu y mettre. Monde onirique, poétique, tragique, drolatique : l’âme de l’artiste se révèle par la magie du regard de la cinéaste, qui aura su la lire, la regarder, la voir… et la donner à voir.»

Emballage et déballage © Helen Doyle 2014 P1070562

Emballage et déballage © Helen Doyle 2014

Florence et son coup de pouce indispensable © Helen Doyle 2014 P1070852

Florence et son coup de pouce indispensable © Helen Doyle 2014

Un beau défi que ce tournage, comme dit le chef éclairagiste Pascal Noël, venu nous prêter main forte pour l’installation. Et ce n’est que le début! Mon amie Florence a aidé Danielle-Marie à transporter ses oeuvres – une quinzaine – que nous garderons secrètes pour le moment. Elle est curieuse elle aussi de l’évolution de ce court-métrage …que je poursuivrai chez PRIM où, là aussi on m’accorde une résidence.

L'oeuvre dans l'atelier de Montparnasse © Helen Doyle 2014 P1060740

L’oeuvre dans l’atelier de Montparnasse © Helen Doyle 2014

L'artiste dans son écrin © Helen Doyle 2014 P1080076

L’artiste dans son écrin © Helen Doyle 2014

Ici, c’est l’oeuvre qui nous raconte l’artiste, c’est l’oeuvre qui nous amène «dans son for intérieur»… Qui nous laisse soupçonner sa vie, ses douleurs, sa tristesse, ses peurs, sa joie… En deux mots : la mort, la vie!

Nathalie, l'artiste de la lumière et du cadre © Helen Doyle 2014 P1080095

Nathalie, l’artiste de la lumière et du cadre © Helen Doyle 2014

Nathalie Moliavko-Vitotzky – qui a signé les images de Dans un océan d’images – s’est jointe à moi pour relever ce défi de plonger littéralement dans la matière et saisir les détails mutiples et foisonnants de ces oeuvres. Un travail d’orfèvrerie pour faire ressortir l’aspect fantasmagorique et poétique de ses oeuvres.

Trouvaille en Bretagne 2008 © Helen Doyle 2008 P1010484

Trouvaille en Bretagne 2008 © Helen Doyle 2008

Une certaine idée du père - Détail © Helen Doyle 2014 P1060923

Une certaine idée du père – Détail © Helen Doyle 2014

Danielle avait trouvé cet objet sur une plage de Bretagne en 2008 : je le retrouve maintenant incrusté dans un des ses livres détournés : L’homme de la montagne ou Une certaine image du père.

Je me rappelle alors la voix de madame Arnoux, ma professeur de littérature au secondaire, qui m’a fait apprécier les poètes et qui, de sa belle voix, nous récitait du Lamartine :

«Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer?»

Retouche de l'artiste © Helen Doyle 2014 P1070856

Retouche et l’Arbre de la connaissance © Helen Doyle 2014

Raphaël et sa petite retouche © Helen Doyle 2014

Raphaël et sa petite retouche © Helen Doyle 2014

Loin du documentaire qui m’est familier, du portrait d’artiste conventionnel ou du reportage sur la manière de créer un livres détourné, c’est dans la respiration même des oeuvres que nous pénétrons et que nous allons de découverte en découverte, trouvant ici et là, dans les replis d’une page ou au détour d’un objet, un changement subtil d’éclairage, un nouvel angle; et nous repartons vers un nouvel univers à explorer, fascinante invitation au voyage…

L'artiste devant son oeuvre © Helen Doyle 2014 P1070857

L’artiste devant son oeuvre © Helen Doyle 2014

Autre tournure ...un nouveau relief © Helen Doyle 2014 P1080086

Autre tournure …un nouveau relief © Helen Doyle 2014

Prêt à tourner! © Helen Doyle 2014 P1070688

Prêt à tourner! © Helen Doyle 2014

À partir d’une quinzaine d ‘oeuvres, nous pénétrons dans ce for intérieur, oubliant la sculpture au profit de cette navigation où flotte, sur les eaux, Ophélie… Nous pénétrons  des mondes sous-marins et abyssaux. Il y a ces envols vers d’étranges contrées, celle du Marchand de sable, là où le sablier de Chronos nous rappelle que le temps fuit… dévoré par le temps. Ou ce Livre de contes dévoré par un lecteur passionné… Et nous revoilà partis pour autre part… Ailleurs, nous tombons, comme Alice, dans des pays inconnus…

Raphaël nous a dégotté un dolly vieux modèle! Nous aurions besoin de matériel plus adapté et plus raffiné. Mais comme on dit : on fait avec… budget oblige! Attentifs, nous  captons tout ce que l’artiste inscrit dans les replis d’un livre ou dans les détails, au creux d’un os, dans la réflexion d’un morceau de miroir sans tain, d’une bille de verre, qui, tout  à coup,  grâce aux  éclairages tout en finesse de Nathalie, révèlent des univers qui surprennent même la créatrice; elle dit avoir oublié tous ces petits riens qui ne sont pas totalement innocents… Et lorsque nous croyons avoir fait le tour d’une oeuvre, un changement d’angle, un changement d’éclairage font surgir un nouveau détail…

Danielle-Marie, telle qu'en son for intérieur © Helen Doyle 2014 P1080100

Danielle-Marie, telle qu’en son for intérieur © Helen Doyle 2014

Un moment de pause pour un jeu de mots… jeux d’images.

L’artiste dans son for ou dans son fort intérieur ???

À vous de deviner….

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Un cycle : avril à Paris

Le temps a passé et début avril,  je me suis retrouvée à Paris pour quelques jours de préproduction de mon  projet de court-métrage onirique L’artiste dans son for intérieur, à partir des livres détournés de mon amie Danielle-Marie Chanut…

Décollages, rue des Petites Écuries © Helen Doyle 2014 P1070487

Décollages, rue des Petites Écuries © Helen Doyle 2014

Un nouveau dé-collage… Je retrouve le quartier du 10e arrondissement que j’aime tant… la rue et la cour des Petites Écuries.

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Create to exist © Helen Doyle 2014

Cour des Petites Écuries © Helen Doyle 2014 P1070490

Cour des Petites Écuries © Helen Doyle 2014

J’ai l’impression de boucler la boucle quand tout à coup, sur le mur de la rue des Récollets (qui entoure une école où chaque matin les cris joyeux des enfants me réveillent) des jeunes  gens peignent sur le mur où j’avais découvert Dourone à l’hiver 2013.

Dourone s'affiche © Helen Doyle 2014 P1070464

Dourone s’affiche © Helen Doyle 2014

Oui, surprise! Dourone aussi est de retour… Quel plaisir de les retrouver! Et je pense à mes amis artistes, photographes et à tous ces anonymes et à leurs traces éphémères…

Dourone rue des Récollets © Helen Doyle 2014 P1070466

Dourone rue des Récollets © Helen Doyle 2014

Dourone rue des Récollets 2 © Helen Doyle 2014 P1070465

Dourone rue des Récollets 2 © Helen Doyle 2014

Dourone rue des Récollets 3 © Helen Doyle 2014 P1070470

Dourone rue des Récollets 3 © Helen Doyle 2014

Un sourire Dourone rue des Récollets © Helen Doyle 2014 P1070471

Un sourire Dourone rue des Récollets © Helen Doyle 2014

Dourone rue des Récollets © Helen Doyle 2014 P1070544

Dourone rue des Récollets © Helen Doyle 2014

J’ai une affection pour les grafiteurs et tous ces artistes qui proposent leurs oeuvres in situ. Je pense par exemple à l’initiative de Vincent Roy avec son projet ExMuro à Québec… Et à cette découverte de Zilda à Rome.

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Salo scena1 Pasolini Roma © Zilda

En fait, c’est sur le net que j’ai trouvé Zilda et malheureusement pas sur les murs de Rome pendant mon séjour en Italie. Pourtant, je connais cette rue, via Porta Portese… Mais la murale de Zilda inspirée du Salo de Pasolini n’y était pas (plus?)

Est-ce une coïncidence ou ce que je préfère appeler de la synchronicité ? Je lis que «Zilda ne revendique qu’une seule référence dans le domaine de l’art de rue : Ernest Pignon Ernest…» Eh oui! Ernest que j’ai eu le bonheur de rencontrer pour mon film Les Messagers.

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Zilda a eu la gentillesse de me permettre d’insérer ses images dans mon blogue…

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(Reproduction avec la permission de l’auteur)

Ce magnifique court film, Pasolini Roma Zilda, nous fait rencontrer mieux l’artiste… Il nous parle de son art, de l’art de la rue, de l’art DANS la rue, de sa rencontre de Pasolini, de sa démarche et de ses réflexions… Il semble que nous pacagions dans le même jardin : ses questions – que je me pose aussi – et ses références sont d’une telle pertinence…

Mais le cinéma de Pasolini comporte une autre dimension très importante pour moi. En effet, il m’a aussi fait rencontrer Cecilia Mangini, ma chère, très chère Cecilia, qui vient nous visiter dans quelques jours; elle sera là pour une rétrospective de son oeuvre et  pour fêter le printemps avec nous… Il y aura donc la rétrospective à la Cinémathèque québécoise les 7 et 8 mai à Montréal; puis à Québec, au Musée de la Civilisation le 11 mai. Plusieurs amoureux et amoureuses du cinéma se sont mobilisés pour sa venue… et pour  lui rendre hommage.

Cecilia Mangini et Helen Doyle, Rome un 22 juin © G. Bonneau / Tatouages de la mémoire P1020379

Cecilia Mangini et Helen Doyle, Rome un 22 juin © G. Bonneau / Tatouages de la mémoire

Un merci et un grand coup de chapeau à Catherine Thériault, de Vidéo Femmes, et à son équipe; à nos complices Les Réalisatrices Équitables : Nicole Giguère et Patricia Tassinari; à Julie Paquette du Cycle Pasolini et à Silvestra Mariniello du département de cinéma à l’Université de Montréal. Un gros merci aussi à la Cinémathèque québécoise et  à Fabrice Montal, directeur à la diffusion et à la conservation; merci encore à l’Institut italien, mai aussi à l’équipe en Italie : Paolo Pisanelli et Marina Mazotti, notre lien; un salut particulier au Festival international de films de femmes de Créteil et à sa directrice, Jackie Buet, qui nous a offert cette rétrospective à l’hiver 2011 et qui m’a mis en lien, lors de ma recherche avec cette grande dame du cinéma documentaire italien. Bonheur : Jackie sera elle aussi du voyage!

Voici les liens pour les différentes communications reliées à la venue de Cecilia Mangini :

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Pasolini Roma à Paris

Lors de mon périple de novembre, j’ai aussi fait un détour à la Cinémathèque Française, à Paris, pour y voir l’exposition Pasolini Roma, je ne pouvais rater cela… images Mon retour à Monterverde et ce voyage à Rome m’ont donné l’impression de faire une belle révision de tous ces lieux que j’ai arpentés et qui ont nourri ma réflexion et ma quête en 2011, Sur les traces de Pasolini. Cette exposition sera présentée aussi à Berlin et à Rome prochainement… Cette visite me conforte dans cette pure folie de poursuivre ce projet insensé; j’ai pris le risque des chemins de travers et quelques fois tortueux…

Nuit de Monteverde 1 © Helen Doyle 2013 (P1070426)

Notte a Parigi1 © Helen Doyle 2013

Nuit de Monteverde 2 © Helen Doyle 2013 (P1070406)

Notte a Parigi 2 © Helen Doyle 2013

Mais, il y a  cette pulsion – de sentir plus de vie, que je trouve au détour d’une rue en écoutant Luciana me parler de la poésie de Pasolini. En entendant Cécilia me parler des moments privilégiés qu’elle a partagés alors qu’elle demande à Pasolini d’écrire des narrations pour ses courts métrages. En croisant Baldi qui, l’oeil coquin, me déclare «Pas documentariste, Pasolini!» «Alors qu’est-ce que je fais si mon projet tourne autour de Pasolini et de ses documentaires… que faire alors ?» «Rien», me répond-il, l’oeil encore plus pétillant…

Cet hiver, encore, j’ai fait la rencontre de ce jeune cinéaste italien, Pietro Marcello, qui a du talent à vendre : je suis une fervente admiratrice de son La Bocca del Lupo. Génial! Je le rejoins au café Amor où il m’a donné rendez-vous. Il est dans sa bulle, ne souhaite pas vraiment communiquer : il est «en beau calvaire» contre l’état des choses, devant l’inutilité («C’est pas plus facile de notre côté…») Partout la morosité… La rabbia l’habite; moi aussi elle m’habite, la rage de voir dans quel état sont les choses… (L’état des choses, ce film de Wim Wenders que j’adore, en particulier ce dialogue la nuit à L-A; ils roulent et il y a cet échange entre entre le producteur et le réalisateur…)

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Note a Parigi 3 © Helen Doyle 2013

Avec ces merveilleux humains que je croise, Pasolini a pris des accents de vie. Je sens son ombre qui m’accompagne avec ce sourire que j’aime tant, celui que j’ai tant aimé sur une photo que Benedetta, à la galerie-librairie Il Museo del Louvre, m’a montrée. En fait, il s’agit d’une série de photos où Pasolini montre à danser à une comédienne, probablement pour Les mille et une nuits… Des images de son visage que je n’oublierai pas. C’est ce Pasolini ludique qui m’interpelle et me dit (comme un jour un vieux maître du noir et blanc*, après la présentation de Rêve de Voler, m’avait murmuré de sa voix douce) : «Il faut persévérer, mon petit…»

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Luna ha Parigi © Helen Doyle 2013

En prenant mon vol de retour, ce sont aussi les mots vitalité désespérée  de PPP qui me trottent dans la tête; c’est aussi cela que je veux filmer : la pulsion de la vie, même cahotique, même désespérée; cette pulsion est le coeur de tout pour moi! * Ce vieux maître, c’était Henri Alekan…

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À Paris en décembre…

Après Florence, Bologne et Rome, j’ai profité de mon passage sur le vieux continent pour faire un saut à Paris, voir mon amie Danielle-Marie Chanut. Je mijote un projet de court métrage inspiré de ses livres et objets détournés… Un projet qui porte le nom d’une de ses oeuvres : «L’artiste en son for intérieur». Ce titre correspond aussi à un état «charnière» dans ma création… (Ça me fait penser que les titres que Danielle donne à ses oeuvres devraient plaire à mon amie Johanne Fournier…)

J’aime me balader avec dans le quartier où Danielle-Marie a son atelier. J’ai toujours l’impression qu’on est comme deux gamines qui auraient manqué l’école… et qui flânent au gré des vents et des marées…

Moments parisiens…

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Rues Pernety/Didot © Helen Doyle 2013

Mascarons et rideaux roses © Helen Doyle 2013 P1070359

Mascarons et rideaux roses © Helen Doyle 2013

La Boulangerie © Helen Doyle 2013 P1070360

La Boulangerie © Helen Doyle 2013

Les chaises en hiver © Helen Doyle 2013 P1070363

Les chaises en hiver © Helen Doyle 2013

Les petites reines © Helen Doyle 2013 P1060863_2

Les petites reines © Helen Doyle 2013

Pour Antoine... © Helen Doyle 2013 P1060858

Pour Antoine… © Helen Doyle 2013

Mémoire d'Avignon... © Helen Doyle 2013 P1070366

Mémoire d’Avignon… © Helen Doyle 2013

La robe - Tova Madsen © Helen Doyle 2013 P1070368

La robe – Tova Madsen © Helen Doyle 2013

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Flash-back d’avant le printemps

A Bologna © Helen Doyle 2013 (P1060586)

A Bologna © Helen Doyle 2013

Arte Bologna © Helen Doyle 2013 (P1060542)

Arte Bologna © Helen Doyle 2013

Je vous rassure, je ne suis pas restée complètement inactive depuis mon passage au festival Lo schermo dell’arte à Florence en novembre dernier... En fait, j’ai eu la chance, après le le festival, de passer quelques jours à Bologne, toujours Sur les traces de Pasolini.

Comme toujours, il était là, dans l’entrée de la Cineteca de Bologne… et aussi sur ma route en y allant, toujours avec les grues et les excavatrices (Pasolini a écrit un très beau poème «Les pleurs de l’excavatrice», que mon amie Luciana m’a souvent lu)…

Pasolini a Bologna © Helen Doyle 2013 (P1060579)

Pasolini a Bologna © Helen Doyle 2013

Pasolini a Bologna © Helen Doyle 2013 (P1060556)

Pasolini a Bologna © Helen Doyle 2013

A Trastavere © Helen Doyle 2013 (P1060612)

A Trastavere © Helen Doyle 2013

Luciana avait pris le temps de venir à Florence. Elle m’attendait à Rome, à Monterverde, ce quartier que je retrouve le coeur battant… Au fil de nos échanges – toujours enrichissants, elle me parle de son projet d’écriture : «Pasolini à Monterverde». De Luciana, je peux presque dire qu’elle vit de poésie, sa passion.

Mi amica Luciana © Helen Doyle 2013 (P1060656)

Mi amica Luciana © Helen Doyle 2013

Elle m’a fait le cadeau de son dernier ouvrage sur son frère Aldo, en me le dédicacant ainsi: «Tu, dolce amica, creatrice di  »cinema di poesia », saprai comprendere.» Son message me va droit au coeur.

J’avais pris rendez-vous avec cette chère Cécilia Mangini. Je m’étais mis en tête, en effet, de réaliser une entrevue avec elle. J’amène avec moi Beatrice Palladini Lemma, une jeune camérawoman enthousiaste qui est tout de suite tombée, comme moi, sous le charme de la vivacité de Cecilia.

Beatrice e Cecilia © Helen Doyle 2013 (P1060624)

Beatrice e Cecilia 1 © Helen Doyle 2013

Cecilia e Beatrice 2 © Helen Doyle 2013 (P1060631)

Cecilia e Beatrice 2 © Helen Doyle 2013

J’avais répondu à l’invitation de Julie Paquette pour donner, en février, une conférence au Cycle Pasolini à l’Université de Montréal. J’ai décidé que le coeur, je devrais dire l’âme de cette conférence serait Pasolini à Monteverde et Cecilia Mangini… inspirée par ma rencontre avec ces deux femmes merveilleuses, Luciana et Cecilia.

Au moment où je la rencontre, Cecilia vient d’ailleurs de terminer un documentaire qui sera lancé quelques  jours après mon passage. Ce sera à son tour, au Festival Dei Populi à Florence, de présenter le documentaire In Viaggio con Cecilia qu’elle a co-réalisé avec Mariangela Barbanente.

Les toits de Monteverde © Helen Doyle 2013 (P1060685)

Les toits de Monteverde © Helen Doyle 2013

Nuit tombée à Monteverde © Helen Doyle 2013 (P1060651)

Nuit tombée à Monteverde © Helen Doyle 2013

En attendant, je rêve de la venue de Cecilia à Montréal et à Québec. Certains projets demandent qu’on y rêve longtemps, mais voici, comme pour  fêter le printemps, que je peux enfin diffuser cette annonce de la Cinémathèque québécoise de la Rétrospective Cecilia Mangini les 7 et 8 mai 2014!

Et oui! Cecilia sera là, en compagnie de Jackie Buet, la directrice du Festival de Films de Créteil, et de Marina Mazotti, notre charmante traductrice de Bologne. On a hâte!

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Fin de l’hibernation!…

De ma fenêtre (hommage à Jean-Louis Freund) © Helen Doyle 2014

De ma fenêtre (hommage à Jean-Louis Freund) © Helen Doyle 2014

Un hiver rude et j’ai carrément hiberné! J’ai eu le goût d’une pose… média. Mais depuis quelques jours, avec le retour du soleil, le thermomètre qui s’élève au-dessus de la barre du 0 degré, et malgré l’amoncellement de neige devant ma fenêtre de cuisine, je me sens tout à coup comme Arsène Lupin (en fait ce chat, il s’appelle Tarzan, mais moi je trouve qu’il a l’air d’avoir un lorgnon, un plastron et des guêtres).

Donc, Arsène trône sur le banc de neige et se fait chauffer la couenne. J’ai entendu une corneille et mon fiancé se vante d’avoir vu et entendu un cardinal sur les branches du cerisier.

En fait, je m’étire, m’ébroue et je flaire le printemps… Je me sens prête à sortir de ma tanière.

Comme ma voisine Mimi, sur le rebord de ma fenêtre ce matin; elle est venue me faire son numéro de charme. C’est de bon augure!…

Mimi à la fenêtre © Helen Doyle 2014

Mimi à la fenêtre © Helen Doyle 2014

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Un beau samedi à Firenze

Je suis dans le train qui me mène à Firenze pour assister au festival de film Lo schermo dell’arte… Je feuillette un magazine et à l’avant-dernière page, ce visage de femme, cette photo, reconnaissable entre mille, de la très chère Letizia Battaglia. 

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L’annonce de l’exposition de Letizia au Fucecchio Foto Festival et ce texte sur elle dans le programme…

C’est la photo qui m’avait tant plu et accroché mon regard en 1999 à Visa pour l’image. Cette photo fait aussi la couverture d’un album édité chez Aperture. J’avais assisté à la conférence de Letizia et c’est à ce moment-là que j’ai découvert ce «monument d’humanité», comme dit François Hébel… Je ne savais pas alors que dix ans plus tard, je commencerais une recherche pour Rapporteurs d’images, titre de travail de Dans un Océan d’images. Et comment aurais-je pu penser que ce film serait présenté ce 16 novembre 2013 dans ce magnifique théâtre Odeon de Firenze…

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Odeon, Firenze, novembre 2013 © Helen Doyle

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L’affiche du film à l’Odeon, Firenze, novembre 2013 © Helen Doyle

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Projection à l’Odeon, Firenze, novembre 2013 © Helen Doyle

L’Italie a joué un rôle important dans ce projet. En 2008, alors que je suis en pleine recherche, je vois annoncée une rétrospective d’Alfredo Jaar à Milan (Galerie Oberdan et Hangar Bicocca) ainsi qu’une conférence performance (habituellement si rigoureuse et lumineuse)… Comme je séjourne depuis quelques mois à Paris, on ne met pas longtemps, mon fidèle compagnon et moi, à décider d’un tournage d’urgence. On trouve vite un directeur photo à Milan, Daniele ; il arrive de tourner des oeuvres de Michelangelo !… Je suis confiante même si c’est un réel défi que de tourner les oeuvres monumentales de Jaar… La suite nous montrera que nous avons bien fait.

Je passe sur l’épisode de Lodi (petite ville près de Milan), où, le lendemain de notre arrivée, nous allons à la rencontre de Letizia qui inaugurait justement une exposition! (On peut relire «Revoir Letizia Battaglia»)

Cette même fin de semaine, encore à Milan, je découvre le travail de Paolo Ventura qui expose «Winter Story». Je sais qu’il a aussi signé un autre album, «War Souvenirs». Après la visite de l’expo, nous nous rendons dans une magnifique librairie spécialisée en photo et cinéma (un pur bonheur), où Paolo s’entretient avec le public. À la fin de la soirée, je discute un moment avec lui avant de prendre rendez-vous à son atelier, installé à cette époque, à Brooklyn…

Déjà, ce rapport entre le gigantisme de l’oeuvre de Jaar et ce travail de Paolo à l’autre bout du spectre m’interpelle ; d’autant plus qu’il nous amène à réfléchir sur la Vérité de l’image… Avec son travail méticuleux et un tel souci des détails, Ventura provoque une réflexion sur ce qu’on nous donne à voir… Certains parlent de la manipulation de l’image – qui, soit dit en passant, existait bien avant tous les outils aujourd’hui à notre portée… Mais avec l’oeuvre de Ventura, c’est vraiment autre chose. Comme c’est le cas dans l’oeuvre de Jaar avec ses interpellations au spectateur et des stratégies souvent très élaborées, Paolo nous invite à réfléchir sur ce qu’on montre et ce qu’on ne voit pas ; sur ce qu’on censure ou qui devient objet de propagande, de manipulation, d’interdit, de commande ou de sensationnalisme… Mais dans un cas comme dans l’autre se pose ce questionnement sur l’acte de regarder et de voir…

Et pendant que moi je présente mon film à Florence, Alfredo expose à Turin Abbiamo amato tanto la rivoluzione ; Letizia à Fucecchio (à 40 km de Florence) ; et Paolo expose un nouveau travail à Londres : La citta infinita. La Atlas Galery présente aussi de nouvelles histoires dans lesquelles Paolo se met lui-même en scène… avec son fils!

Des heures que je pourrais vous parler de ces trois-là, liés à l’Italie et à ma présentation de ce samedi à Florence… Pour autant, je n’oublie pas les autres : ils sont tous et toutes inénarrables ; je les apprécie tous et ils me manquent.

Mais là, je dois y aller : les spectateurs attendent…

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La Séance va commencer © Helen Doyle 2013

À suivre…

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ZOOM : l’envers du décor

Max-Antoine Guérin et Nadia Benchallal © Helen Doyle 2013 P1060112

Max-Antoine Guérin et Nadia Benchallal © Helen Doyle 2013

À «ZOOM Photo Fes», on se croise souvent au café Cambio, sur la rue Racine. Ici, Nadia Benchallal, venue avec son exposition Sisters… et le très efficace et toujours attentif Max-Antoine Guérin, le responsable des relations de presse, qu’on retrouvera sans doute au Festival international du film court Regard sur le court métrage au Saguenay en mars prochain.

Nadia par Carolin Hayeur ©Caroline Hayeur

Nadia par Caroline Hayeur © Caroline Hayeur 2013 *

Les filles au Kodaks sous le regard de Carolin@ Caroline Hayeur

Les filles aux kodaks sous le regard de Caroline © Caroline Hayeur 2013 *

Au vernissage de son expo à LaCorniche, j’ai beaucoup aimé l’intervention d’Ami Vitale, qui a couvert de nombreux conflits et qui a dit (ce ne sont pas ses mots exacts, mais je tente d’en livrer l’esprit) quelque chose comme : «Je pense que dans les conflits, on a tendance, nous les femmes, à tourner le dos aux scènes les plus spectaculaires pour  photographier ce qui se passe sur l’autre coin de la rue… Mais ça n’intéresse pas vraiment les agences et les revues…» Ça m’a rappelé ce passage de l’extraordinaire roman Le peintre de batailles, de Arturo Perez Reverte, où le photographe Faulques parle de sa manière de faire ses photos, différente de celle de la femme qui l’accompagne, Olvido… «Les choses, l’avait entendue un jour murmurer Faulques, saignent comme les gens…» (Édition du Seuil). Cela m’a aussi rappelé Geert Van Kesteren, à propos de son Bagdad Calling : «People are making love, people are making dinners, people are bringing children to school… That’s war too!…»

Zoom Photo festival Saguenay

Ami Vitale et Chantal Hudon, Galerie La Corniche © Helen Doyle 2013

Lizzie Sadin, Michel Tremblay, le directeur de ZOOM, et Max-Antoine… Encore un détail à régler…

Lizzie Sadin, Michel Tremblay, Max-Antoine Guérin © Helen Doyle 2013 P1060117

Lizzie Sadin, Michel Tremblay, Max-Antoine Guérin © Helen Doyle 2013

Il y a de la fébrilité dans l’air, des ajustements de dernière minutes, des accrochages qu’on termine; ici Nicolas Lévesque finit d’accrocher In guns we trust.

Nicolas Lévesque et Max-Antoine Guérin © Helen Doyle 2013 P1060123

Nicolas Lévesque et Max-Antoine Guérin © Helen Doyle 2013

Renaud Philippe, à peine terminé son accrochage de 185 heures, prend le temps d’échanger avec des jeunes étudiants en photographie venus de St-Félicien.

Renaud Philippe © Helen Doyle 2013 P1060133

Renaud Philippe © Helen Doyle 2013

À suivre…

* Merci à Caroline Hayeur de me permettre d’afficher quelques unes de ses photos.

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