L’artiste dans son for intérieur

Lartiste_CartePostale_page1

Mot de la réalisatrice

L’œuvre de Danielle Marie Chanut est singulière et, disons-le, inclassable. Le titre de ce court-métrage poétique est inspiré par l’une de ses œuvres.

P1080298_2

Pour moi, Danielle Marie est une sorte de Fanfreluche – héroïne de mon enfance à la télévision québécoise de la fin des années 1960 – qui nous invite à pénétrer avec elle dans le livre de contes de fées et qui chamboule tous les rôles classiques de la princesse ou de la petite fille laide et sotte. Mais si Danielle Marie aborde le monde de l’imaginaire et de l’enfance, elle ne craint pas de se frotter au monde des grands dans des œuvres aux titres révélateurs comme autant de clefs pour pénétrer son univers : « Ce livre travaille du chapeau », « Ne cherchez pas mon cœur : les bêtes l’ont mangé (Baudelaire) », « Je suis le chat qui s’en va tout seul » ou « Dans les petits coquillages roses il écoutait la mère ». On trouve là quelque chose de léger et de grave à la fois.

L’Artiste dans son for intérieur porte bien le poids de la vie, de ses joies mais aussi de ses souffrances, de ses rêves et de ses désillusions. Dans ses objets/livres détournés – qui peuvent paraître inoffensifs – la mort et la vie se côtoient… Si on prend le temps d’explorer et de plonger dans la matière et dans les interstices de ses livres, si on prend le temps de lire entre les lignes, que trouve-t-on des traces et des cicatrices de sa vie ?

J’ai pensé qu’il serait intéressant d’ajouter un complément à cette invitation au voyage ; j’ai ainsi réalisé un court document qui reflète aussi mon rapport à cette créatrice devenue amie et que je me plais à visiter chaque fois que je suis de passage à Paris. Dans ce document, librement disponible sur Viméo, je vous donne rendez-vous à L’atelier des chimères pour y découvrir ses dernières créations…

Atelier-des-chimeres_Affiche

Avatar de Inconnu

About tatoumemo

Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil. En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM. Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir". En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite. Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.
Cet article, publié dans actualités, artiste, cinéma, L'Artiste en son for intérieur, Tatouages de la mémoire, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire