Quelques souvenirs du Festival Internazionale Cinema e Donne de Florence… où l’on m’avait programmé une classe de maître dès le lendemain de mon arrivée…
Le Festival me donnait l’occasion de présenter trois de mes films, très différents l’un de l’autre : C’est pas le pays des merveilles, Soupirs d’âme et Les messagers.
J’ai eu l’occasion de faire de beaux et bons contacts durant le Festival International de films de femmes de Florence, sans parler de la richesse des rencontres avec les organisatrices, les réalisatrices et les retrouvailles avec Paola Paoli et Maresa d’Arcangelo, les orchestratrices et fondatrices du festival .
Je n’ai pas eu tendance à faire des photos car plusieurs en faisaient. Tous les jours, des découvertes cinématographiques; tous les jours de merveilleux échanges avec les jeunes femmes qui travaillent au festival et m’ont souvent servi de traductrices : merci à elles de toutes leurs attentions.
Quelques moments surtout atmosphériques en sortant des projections, encore remplie d’images, de sons et de propositions si différentes. Et des moments intenses de réflexions à mon retour vers l’Institut français, où j’avais l’honneur d’être hébergée.
Il y a tous ces moments de la dégustation des films et des activités proposées, mais aussi la rencontre autour, bien sûr, de la merveilleuse gastronomie italienne.
Ravissement de retrouver la cinéaste et metteure en scène suédoise Suzanne Osten, dont j’avais tant aimé le film Les frères Mozart pour son audace. C’est au Festival de Créteil que nous avons fait connaissance et ce fut aussi à Créteil, en 1993 ou 94, où j’ai pu voir son film annonciateur du climat politique d’aujourd’hui ; je suis restée troublée et imprégnée par son film L’affrontement… Cette fois-ci encore, son film Flikan, mamman ach demonerna (The Girl, the Mother and the Demons) est troublant. Nous nous retrouvons avec des préoccupations connexes, que nous explorons très différemment.
Et il y a eu le passage très remarqué de Léa Pool avec deux de ses magnifiques films.Léa a parlé aux spectatrices et spectateurs de la musique dans La passion d’Augustine… (Petit extrait ici). Elle présentait aussi Et au pire, on se mariera, son dernier film.
Je suis une fan de Léa depuis ses premiers films Strass Café et La femme de l’hôtel, que nous avions programmés lors de nos premiers festivals de La femme et le film à Québec.
Léa recevait d’ailleurs, de la part de la Comune di Firenze, le Prix Sigillo della Pace en reconnaissance de son travail cinématographique original. Le prix lui a été remis par la Déléguée du Québec à Rome, madame Mariana Simeone, et par l’adjointe au maire de Florence, Sara Funaro.
Un soir, méditation sur le chemin, du retour
Une lune sur ce musée en plein air qu’est Florence.
Et le lendemain une brume enveloppante…
Merci à tout le monde et tout spécialement à mes accompagnatrices et traductrices, de même que pour le travail dans l’ombre de sous-titrage de Concetta De Libero, que je remercie de tout mon coeur.
…Et pour la mention spéciale – Premio Gilda – pour mon travail de réalisatrice. « Il Gilda alla Carriera andrà invece alla regista del Quebec Helen Doyle ».
Merci et bonne route à toutes…
Je tiens à exprimer toutes mes félicitations à toutes celles qui ont aussi reçu un prix!
Je vous encourage à visiter la page Facebook du Festival pour celles et ceux qui parlent italien… ou non! On y trouve une belle « brochette » de réalisatrices.












