Un retour aux sources… pour l’Ordre du Bleuet

Un retour aux sources, « là où l’eau déborde » ou « la fin des eaux profondes », en un mot : Chicoutimi !

Un temps maussade mais des sourires accrochés aux lèvres de tous et chacun.

Il y eut quand même quelques moments d’éclaircie.

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Ordre du bleuet-2016 © Germain Bonneau

Les gens du Saguenay et du Lac Saint-Jean ont cette réputation d’être généreux, recevants et ben d’adon… Comment ne pas être impressionnée par tout le parcours des neuf autres lauréats et lauréates de l’Ordre du Bleuet ? Une organisation impeccable et une soirée chaleureuse ! Un trophée qui pèse lourd. Et cette jolie remarque lors des présentations : « le bleuet est le seul petit fruit à avoir une couronne » ; pétons-nous un peu les bretelles en passant…

Nous étions tous invités à venir l’un après l’autre sur scène pour recevoir notre trophée, présenté par un membre de l’organisation ; le mien m’a été présenté par Christiane Laforge, qui avait partagé les bancs d’école du collège Bon-Pasteur de Chicoutimi – et des parties de volley-ball – avec ma sœur Louise. C’est aussi Christiane qui a signé les magnifiques portraits des lauréats, un travail d’écriture remarquable pour des parcours impressionnants. (Ça vaut vraiment la peine de prendre un moment pour faire connaissance avec les Bleuets et les Bleuettes 2016!)

Le « pacing » de la soirée nous a proposé le portrait, en texte et en images, de chacun des récipiendaires. Entre les présentations, un trio de jazz pas piqué des vers marquait la pause d’un air approprié et nous accompagnait tandis que nous nous rendions sur scène. Lorsque ce fut mon tour, j’ai eu l’honneur d’être accompagnée par Christiane Laforge. Le hasard (?) a fait que ces talentueux musiciens ont commencé à jouer Take Five de Dave Brubek !

Qui pouvait savoir, parmi les organisateurs, qu’adolescente, j’avais fait un show qui réunissait un petit quatuor de jazz formé de mes amis et chums de l’époque : Germain Bonneau, Jean Lemire, Luc Pagé et André Simard …et nous, les filles du Bon-Pasteur. Sur la même scène, nous présentions deux chorégraphies de danse moderne : une sur Lollipop, l’autre sur Peter Gun ; avec moi, il y avait Suzanne Sweeney et Françoise Angers (je m’excuse après de la quatrième danseuse ; son nom m’échappe). Donc en montant sur scène pour recevoir mon Bleuet de bronze, tout à coup, cette pièce, Take Five, qui faisait la gloire de mes jeunes jazzman d’amis, venait ajouter une émotion de plus à cette belle soirée… dont le souvenir n’est pas prêt de s’estomper !

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Repérage à Zoom Saguenay © Germain Bonneau

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About tatoumemo

Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil. En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM. Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir". En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite. Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.
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