Une image que je viens de retrouver, en fait, la reproduction d’une photo prise lors d’un passage au Festival de Larochelle : la fameuse caméra de nos débuts où le ruban magnétique (1/4 de pouce à bobine ouverte) avait la fâcheuse tendance à s’enrouler et tirebouchonner comme un spaghetti collant et trop cuit.
Si on regarde bien sur l’image, à la hauteur de l’affiche, on peut voir le magnétoscope qui nous permettait d’enregistrer. Vidéo légère, disait-on ! Nous avons fait nos premières armes avec cet engin… Aujourd’hui, avec son téléphone, on peut faire 100 fois mieux technologiquement.
Mais je me souviens aussi des longues discussions, des échanges, des doutes que nous avions sur ce que nous tournerions, et pourquoi, avec les filles de La femme et le film. Même léger, le manque de souplesse de l’appareil (être ainsi harnachée, en plus, par un long câble) n’était pas de tout repos. Cela nous obligeait en quelque sorte à un certain temps d’arrêt et de réflexion avant que le désir de faire des vues ne l’emporte…
La Société de l’Ordre du Bleuet a dévoilé les dix personnalités qui seront honorées lors du Gala qui se tiendra le 11 juin prochain à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière et je me retrouve parmi les lauréates… Ce samedi, je serai donc reçue de l’Ordre du Bleuet!
Ce sera pour moi une occasion de plus de ressasser d’autres souvenirs et de faire la fête… J’en suis déjà toute chamboulée.