Une libellule,
un moment,
sur le rebord de ma fenêtre;
ailes diaphanes
dentelles fines,
cette créature ailée
pose
puis reprend son envol….
«Au pays du grand ciel dansent les oies sauvages» reprend ses ateliers cette semaine, dans les locaux du Théâtre de la Ville de Longueuil, où nous avons été si bien accueillis cet hiver. La belle l’équipe du théâtre est bienveillante et je sais qu’on suit discrètement la progression de ce projet.
Nous débutons cette exploration avec la chorégraphe invitée Catherine Tardif.
Catherine assure, en d’autre temps, la direction générale et artistique de la compagnie de danse Et Marianne et Simon.
Ce document nous présente Catherine au travail : En coulisse avec Catherine Tardif.
Et puisqu’on parle de médiation culturelle et de Catherine, on pourra lire un article sur Danser à l’aveugle dans Le Devoir.
C’est curieux, quelque chose, dans la manière toute en finesse de Catherine de nous proposer d’explorer, me rappelle cette libellule…
Ce sont de belles retrouvailles avec le groupe, qui se lance, avec une légère appréhension, dans l’aventure. Tout doucement, subtilement, nous vivons un moment d’apprivoisage, celui de nos territoires intimes, mais aussi celui de l’autre qui se meut à côté de soi.
Catherine a proposé un exercice apparemment simple : chacun doit se concentrer sur des gestes à faire accompagnés d’un certain rythme que l’on doit aussi marquer avec les pieds. À la suite de cet exercice, Céline, une des participantes, avoue : «Au début j’étais plongée dans ma bulle et un peu perturbée par cette rythmique, un tempo qui n’était pas le mien. Puis, je me suis mise à l’écoute et me suis fondue dans ce rythme. Et finalement, il y a eu un déclic et j’ai senti que, bien que plongée en moi-même, j’étais aussi portée par les autres…»
Tant de personnalité différentes à harmoniser!… J’ai l’impression que la session de cet hiver nous à menés à ce déclic dont parle Céline. Arriver à être disponible à soi-même et concentré; en même temps, prendre conscience de l’autre et atteindre ce moment où la présence de l’autre nous porte… Un moment «d’harmonie» difficile à atteindre, fugitif… Je l’attrape au vol et je le retiens comme un moment précieux de partage qui est l’essence même de ces rencontres…




