Le retour d’Au pays du grand ciel…

Une libellule,

un moment,

sur le rebord de ma fenêtre;

ailes diaphanes

dentelles fines,

cette créature ailée

pose

puis reprend son envol….

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Libellule © Helen Doyle

«Au pays du grand ciel dansent les oies sauvages» reprend ses ateliers cette semaine, dans les locaux du Théâtre de la Ville de Longueuil, où nous avons été si bien accueillis cet hiver. La belle l’équipe du théâtre est bienveillante et je sais qu’on suit discrètement la progression de ce projet.

Nous débutons cette exploration avec  la chorégraphe invitée Catherine Tardif.

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Catherine Tardif © Helen Doyle 2015

Catherine assure, en d’autre temps, la direction générale et artistique de la compagnie de danse Et Marianne et Simon.

Ce document nous présente Catherine au travail : En coulisse avec Catherine Tardif.

Et puisqu’on parle de médiation culturelle et de Catherine, on pourra lire un article sur Danser à l’aveugle dans Le Devoir.

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Catherine Tardif © Helen Doyle 2015

C’est curieux, quelque chose, dans la manière toute en finesse de Catherine de nous proposer d’explorer, me rappelle cette libellule…

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Les oies se réchauffent © Helen Doyle 2015

Ce sont de belles retrouvailles avec le groupe, qui se lance, avec une légère appréhension, dans l’aventure. Tout doucement, subtilement, nous vivons un moment d’apprivoisage, celui de nos territoires intimes, mais aussi celui de l’autre qui se meut à côté de soi.

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Les oies se réchauffent © Helen Doyle 2015

Catherine a proposé un exercice apparemment simple : chacun doit se concentrer sur des gestes à faire accompagnés d’un certain rythme que l’on doit aussi marquer avec les pieds. À la suite de cet exercice, Céline, une des participantes, avoue : «Au début j’étais plongée dans ma bulle et un peu perturbée par cette rythmique, un tempo qui n’était pas le mien. Puis, je me suis mise à l’écoute et me suis fondue dans ce rythme. Et finalement, il y a eu un déclic et j’ai senti que, bien que plongée en moi-même, j’étais aussi portée par les autres…»

Tant de personnalité différentes à harmoniser!… J’ai  l’impression que la session de cet hiver nous à menés à ce déclic dont parle Céline. Arriver à être disponible à soi-même et concentré; en même temps, prendre conscience de l’autre et atteindre ce moment où la présence de l’autre nous porte… Un moment «d’harmonie» difficile à atteindre, fugitif… Je l’attrape au vol et je le retiens comme un moment précieux de partage qui est l’essence même de ces rencontres…

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About tatoumemo

Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil. En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM. Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir". En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite. Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.
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