Durant trois jours, nous avons eu la chance d’accueillir Susanna Hood une virtuose incontournable de la danse et de la musique. Susanna a pris le temps de nous parler de l’Open Source Forms ‹«méthode en tant que réceptacle principal au cœur de l’exploration du soi créatif par le mouvement et la voix, guidée par la philosophie que nous sommes tous naturellement des êtres dansants et chantants avec une vaste capacité d’expression, que le mouvement et le son sont deux manifestations physiques de notre tout, et que cette physicalité combinée ouvre une porte sur l’expérience de notre être primordial.»
À travers des mouvements très simples, le groupe a pris possession de l’espace. Puis, par petites touches, il y a eu prise de conscience de soi-même et de l’autre. Grâce à des exercices de relaxation, Susanna a lentement guidé le travail sur la respiration à travers souffle, soupirs et même des grognements de toutes sortes. Tout se déroula en douceur mais avec une attention de tous les moments de sa part, Une des participantes s’est écriée : « Susanna décoiffe…Mais si gentiment… »
Le deuxième jour, avant de débuter la session, Susanna nous a proposé de choisir certains mots de la chanson des Pèlerins que nous avions bonifiée avec Boris et Jean-François. Nous avons pigé dans une liste de mots-clefs émis lors d’un brainstorming avec Nigel. Ils ont accompagné la deuxième soirée d’exploration du mouvement et de la voix. Un bel échange a eu lieu entre le groupe et Susanna sur le processus de la création. Deux ans, trois ans et même quatre à travailler pour mûrir une chorégraphie !
Pour la troisième rencontre, après le visionnement de quelques images d’oies sauvages, de plus en plus confiants dans les propositions d’exploration de Susanna, celle-ci nous proposa plusieurs exercices pour trouver dans nos gestes d’humain des similitudes avec ceux des oiseaux tout en évitant de les imiter.
Le groupe a abordé ensuite un travail de coordination et d’effet miroir. À un certain moment, quelque chose de très jolie s’est installée qui nous a procuré détente et même fous rires. «Je pense que c’était pas mal beau ce qu’on a fait » a lancé une des Céline…. (il y en a trois Céline).
Trois jours intenses, mais je crois que personne ne regrette, une fois de plus, de s’être investi à fond et d’avoir goûté chaque moment. Comme l’a rappelé Bori : « Ce n’est pas seulement l’arrivée qui compte mais bien le voyage ».
Si on poursuit l’analogie avec les oies, leur «migration chargée d’histoire » sera ce que nous aurons le goût de raconter.
Une belle semaine qui s’adressait à tous les sens …



