Retrouvailles festives. Cette expression empruntée aux auteurs de l’une des trois chansons que nous avions esquissées avec Nigel Osborne, convient très bien à l’ouverture d’une nouvelle série de rencontres.
Encore mieux, cette phrase se retrouve dans la chanson que nous avons choisie de travailler Les pélerins, issue d’un cadavre-exquis «pondu» par une des équipes (Michel, Estelle, Céline T., Susanne).
Toute la soirée en compagnie des fidèles Edgar Bori et Jean -François Groulx, ces deux complices qui ont signé la musique de mon film Soupirs d’âme, nous nous sommes lancés dans une phase d’exploration de cette chanson. Une seule «toune»? demande le groupe. Qui trop embrasse mal étreint, rappelle Edgar Bori, auteur compositeur et un fidèle du festival de la chanson de Petite Vallée en Gaspésie. Rien n’empêchera, plus tard, de revisiter les deux autres chansons! Mais, une chose à la fois ….
Le groupe, encouragé par cet amoureux des mots, a amélioré quelques passages ici et là afin de rendre les choses plus fluides tout en prenant soin de ne pas perdre la poésie et la modernité du premier jet. Un exercice de démocratie et de création collective qui s’est déroulé dans la joie. Bori, soutenu par la guitare de Jean-François, a par la suite travaillé la lecture du texte, manière « chœur grec ». Réciter le texte tous ensemble en observant la rythmique est déjà périlleux. Puis nous avons amorcé le chant; encore une fois tenir le rythme et harmoniser nos voix … c’est du travail !
En attendant le prochain rendez-vous, nous nous sommes mis aux arts visuels et nous créerons trois murales : un rappel triptyque de Riopelle et son Hommage à Rosa. En images, nous évoquons le titre du projet Au pays du grand ciel mais aussi des thèmes que cette aventure suggère.
Nous revisiterons également le texte de la chanson que nous avons revampée la veille.
Certains ont même souhaité, comme le maître, explorer des textures.Les groupes se sont mis à l’ouvrage et trois œuvres complètement différentes l’une de l’autre sont en train de naître.
Un souci d’entreposage se pose. Une question : Les œuvres seront-elles éphémères? En garderons-nous, une trace?
À suivre





