Comme disait une amie réalisatrice (et comme vous le diraient la plupart des créateurs): nous devons avoir plusieurs projets sur le feu. J’en suis donc à en concocter un nouveau qui débutera en 2015. En voici deux indices…
Un partie du titre me vient de Cecilia Mangini ou de Jackie Buet, lors de leur passage au Québec, ce printemps; je ne sais plus laquelle des deux a décrété que nous vivions «au pays du grand ciel». Et dans divers échanges courriels après leur mémorable visite, elles utilisaient souvent ce titre comme objet de nos échanges. Elles ne savaient pas que je commençais à mûrir un nouveau projet de film qui se déroulera principalement ici, au Québec.
Après avoir voyagé par monts et par vaux avec des projets qui m’emmenaient à réfléchir, depuis 1995, sur l’engagement (comment être «engagé-dégagé»), les conflits, l’exil et les tumultes du monde, je souhaitais poursuivre cette quête, mais en proposant cette fois-ci quelque chose de plus… pragmatique et en même temps poétique. Et c’est durant ce lumineux printemps que le passage des oies sauvages m’a ouvert de nouvelles pistes et de nouveaux horizons.
Merci à Pascal Dumont, photojournaliste croisé à Zoom Saguenay, pour cette photo des oies passant au-dessus de ma ville natale. Ce projet naissant s’ancrera toutefois dans ma ville d’adoption, Longueuil. Mais qui sait où nous mèneront ces oies?
Donc après Dans un océan d’images j’ai vu le tumulte du monde et L’artiste dans son for / fort intérieur, toujours sur la table de montage, me voici, me voilà, avec comme titre de travail de ce nouveau projet :
Au pays du grand ciel dansent les oies sauvages.
J’essaierai, comme à mon habitude, de tenir une chronique – forcément irrégulière – de l’état d’avancement du projet, constitué comme toujours, de moments de recherche, de conversations, de mise en place d’éléments concrets, de longues, trop longues plages d’attente, de rencontres surprenantes, d’emmerdements et de ravissements…
À suivre?…


