SÉRA Ing : un Memorial à Phnom Penh

Lors de mon passage à Paris en avril dernier, nous avons présenté Dans un océan d’images au cinéma Le Nouveau Latina, à l’initiative du Centre Simone de Beauvoir – qui sera d’ailleurs le relais pour la distribution du film en France. La salle était pleine à craquer. Mais ce qui me faisait particulièrement plaisir, c’était d’avoir, parmi les invités, ma directrice photo, Nathalie Moliavko-Visotzki, et quelques amies comme la photographe Christine Spengler. Un de mes rapporteurs d’images était aussi présent : Séra, créateur de nouvelles graphiques. Le lendemain de la projection, n’ayant pu nous rendre à son vernissage à la Galerie Oblique dans le Marais, nous y sommes allé en délégation, Danielle-Marie, Florence, Nathalie et moi ; ce fut une occasion de poursuivre nos échanges trop brefs de la veille et de prendre un peu de nouvelles de ses nouveaux projets.

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Séra à la galerie Oblique, Paris © Helen Doyle 2014

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Séra à la galerie Oblique 2, Paris © Helen Doyle 2014

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Danielle-Marie Chanut – Galerie Oblique, Paris © Helen Doyle 2014

Quelques jours plus tard, Séra me communique la nouvelle d’un important projet qu’il est en train de mettre sur pied : un Mémorial de la «tragédie cambodgienne» à Phnom Penh à l’occasion du 40e anniversaire en 2015.

«The first Memorial in remembrance of the Fall of Phnom Penh on April 17, 1975 and in homage to the victims of the Khmer Rouge genocide».

Ainsi, le 17 avril 2015, l’artiste Séra érigera sur la place en face de l’Ambassade de France à Phnom Penh, une œuvre artistique monumentale, conçue comme un «lieu de mémoire» et de recueillement pour tous ceux qui souhaitent honorer leurs disparus.

Cet événement historique pour le Cambodge sera aussi l’occasion de rappeler à la communauté internationale cette tragédie majeure du XXe siècle.

Je me fais un peu la porte-parole de Séra pour vous inciter à soutenir la réalisation du premier et de l’unique Mémorial, dédié «à ceux qui ne sont plus là», qui viendra commémorer les 40 ans de la Chute de Phnom Penh et les victimes du Génocide Cambodgien.

La campagne de financement se déroule sur Kickstarter. J’espère que vous y serez sensible.

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About tatoumemo

Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil. En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM. Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir". En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite. Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.
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