Le temps a passé et début avril, je me suis retrouvée à Paris pour quelques jours de préproduction de mon projet de court-métrage onirique L’artiste dans son for intérieur, à partir des livres détournés de mon amie Danielle-Marie Chanut…
Un nouveau dé-collage… Je retrouve le quartier du 10e arrondissement que j’aime tant… la rue et la cour des Petites Écuries.
J’ai l’impression de boucler la boucle quand tout à coup, sur le mur de la rue des Récollets (qui entoure une école où chaque matin les cris joyeux des enfants me réveillent) des jeunes gens peignent sur le mur où j’avais découvert Dourone à l’hiver 2013.
Oui, surprise! Dourone aussi est de retour… Quel plaisir de les retrouver! Et je pense à mes amis artistes, photographes et à tous ces anonymes et à leurs traces éphémères…
J’ai une affection pour les grafiteurs et tous ces artistes qui proposent leurs oeuvres in situ. Je pense par exemple à l’initiative de Vincent Roy avec son projet ExMuro à Québec… Et à cette découverte de Zilda à Rome.
En fait, c’est sur le net que j’ai trouvé Zilda et malheureusement pas sur les murs de Rome pendant mon séjour en Italie. Pourtant, je connais cette rue, via Porta Portese… Mais la murale de Zilda inspirée du Salo de Pasolini n’y était pas (plus?)
Est-ce une coïncidence ou ce que je préfère appeler de la synchronicité ? Je lis que «Zilda ne revendique qu’une seule référence dans le domaine de l’art de rue : Ernest Pignon Ernest…» Eh oui! Ernest que j’ai eu le bonheur de rencontrer pour mon film Les Messagers.
Zilda a eu la gentillesse de me permettre d’insérer ses images dans mon blogue…
(Reproduction avec la permission de l’auteur)
Ce magnifique court film, Pasolini Roma Zilda, nous fait rencontrer mieux l’artiste… Il nous parle de son art, de l’art de la rue, de l’art DANS la rue, de sa rencontre de Pasolini, de sa démarche et de ses réflexions… Il semble que nous pacagions dans le même jardin : ses questions – que je me pose aussi – et ses références sont d’une telle pertinence…
Mais le cinéma de Pasolini comporte une autre dimension très importante pour moi. En effet, il m’a aussi fait rencontrer Cecilia Mangini, ma chère, très chère Cecilia, qui vient nous visiter dans quelques jours; elle sera là pour une rétrospective de son oeuvre et pour fêter le printemps avec nous… Il y aura donc la rétrospective à la Cinémathèque québécoise les 7 et 8 mai à Montréal; puis à Québec, au Musée de la Civilisation le 11 mai. Plusieurs amoureux et amoureuses du cinéma se sont mobilisés pour sa venue… et pour lui rendre hommage.
Un merci et un grand coup de chapeau à Catherine Thériault, de Vidéo Femmes, et à son équipe; à nos complices Les Réalisatrices Équitables : Nicole Giguère et Patricia Tassinari; à Julie Paquette du Cycle Pasolini et à Silvestra Mariniello du département de cinéma à l’Université de Montréal. Un gros merci aussi à la Cinémathèque québécoise et à Fabrice Montal, directeur à la diffusion et à la conservation; merci encore à l’Institut italien, mai aussi à l’équipe en Italie : Paolo Pisanelli et Marina Mazotti, notre lien; un salut particulier au Festival international de films de femmes de Créteil et à sa directrice, Jackie Buet, qui nous a offert cette rétrospective à l’hiver 2011 et qui m’a mis en lien, lors de ma recherche avec cette grande dame du cinéma documentaire italien. Bonheur : Jackie sera elle aussi du voyage!
Voici les liens pour les différentes communications reliées à la venue de Cecilia Mangini :
- http://www.cinematheque.qc.ca/fr/programmation/projections/cycle/cecilia-mangini
- https://www.facebook.com/events/556431034472211/?fref=ts
- http://realisatrices-equitables.com/
- http://magzcommunique.ca/blog/2014/04/28/cecilia-mangini-grande-dame-du-cinema-documentaire-italien-arrive-au-quebec-le-5-mai/















