En route vers le Saguenay… Pour le voyage, la très charmante et enthousiaste porte-parole de cette année, Caroline Hayeur de l’agence Stock nous accompagne.
J’ouvre le bal de l’évènement Zoom Photo Festival Saguenay avec ce tout nouveau volet cinéma et cette superbe présentation de Dans un océan d’images sur le très grand écran du Théâtre de la Banque Nationale.
Dans ma folle jeunesse, cette salle, restaurée récemment, s’appelait l’Auditorium Dufour. Je me suis rappelée, au moment de la présentation de Dans un océan d’images, qu’avec des copines, j’avais présenté un spectacle de ballet-jazz à cet endroit …40 ans plus tôt sur cette même scène. Mon «vieux fiancé», qui était saxophoniste et faisait partie d’un quatuor de jazz, y avait lui aussi eu son heure de gloire le même soir, dans ce même théâtre… (Ça ne s’invente pas!)
Émotion aussi lorsque, après un moment d’échange avec le public, une dame vient me taper gentiment sur l’épaule et se présente; elle avait été mon professeur en première année! J’ai eu l’impression qu’elle venait de coller dans la marge de mon cahier d’écolière l’étoile dorée, celle de la plus haute distinction. (Dans la photo, elle porte un veston rose.)
Autre journée particulière : le lendemain midi, Michel Tremblay, le directeur, et l’équipe de Zoom nous invitaient à Cap-au-Leste. Je retrouve les paysages de mon enfance qui m’ont tant marquée et probablement façonnée.
Retrouvailles avec mon vieux copain Jacques Nadeau, photographe au Devoir, qui présente son travail Le train de la mort sur l’incident tragique du Lac Mégantic, et avec Caroline Hayeur qui, elle, présente Le folk sale de Sainte-Rose-du-Nord : extase, excès et bouette, des photographies réalisées dans un autre magnifique paysage à quelques kilomètres du lieu où nous nous trouvons. Je suis particulièrement fière d’être présente cette année, alors que l’accent est mis sur le regard des femmes photojournalistes. Que je suis heureuse d’y retrouver Nadia Benchallah et cet Hommage à Alexandra Boulat. Je l’avais croisée plusieurs fois en Bosnie après le conflit et en plus de la qualité de son travail, sa fidélité aux gens et aux lieux m’avait particulièrement plu. Me revient en tête notre échange à la librairie de Sarajevo en 2002 lors du tournage des Messagers. Cette femme aurait été présente dans mon film si…
J’ai pu voir le nouveau travail de Sarah Caron, que j’avais rencontrée à Zoom en 2011. Cette année, il y a aussi Ami Vitale, Benedicte Kurzen, Ann-Christine Woerhl, Annick MH de Carufel, Lizzie Sadin… et «les garçons»!
Je suis contente aussi d’apprendre que François Pesant vient de se mériter la première bourse de Zoom afin de poursuivre son travail, L’ennemi intérieur, sur les femmes violées dans l’armée américaine, un sujet essentiel mais pas évident. Bonne route, François…









Merci Helen de nous raconter ta tournée dans les grands événements en photo. Je partage sur la page Facebook et Twitter de photogaspesie.ca!!!
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Allo Helen,
Touchante cette étoile dans ton cahier d’écolière. Je m’étais dit que cette ces projections sur les lieux de ton enfance, avec ton «vieux fiancé» serait particulière pour toi. C’est beau à lire.
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