La biennale du Mois de la photographie de Montréal bat son plein avec ses nombreuses expositions à travers la ville. En plus du World Press Photo, présenté au Marché Bonsecours. Ces deux activités durent tous le mois de septembre, deux propositions très distinctes mais combien riches, l’une comme l’autre, et qui nous permettent de se remplir les yeux – et l’esprit – qu’on soit amateur de photographies… ou non.
Cette semaine, il y a eu une magnifique soirée avec Larry Towell au Centre PHI, où nous nous sommes croisés mercredi soir après la projection de Dans un océan d’images. Cette projection de mon film était offerte dans le cadre du World Press, en amont de la sortie en salle le 20 septembre prochain. Mathieu Rytz (producteur du World Press) remarquait, justement, que Dans un océan d’images avait cette qualité de nous faire partager, en plus de leurs images, les réflexions de créateurs et de photographes sur leur travail.
Mais dans mon film, s’il y a des photojournalistes, ils préfèrent le titre de storyteller ou images maker, par rapport à ceux qui font des photos pour les manchettes, les «news», comme disent les Français. Pour la plupart, ils font un travail de fond et certains de leurs projets plus personnels s’échelonnent parfois sur des années! Ne parler que de photojournalisme serait donner des fausses pistes de ce que j’ai voulu montrer : le travail d’artistes qui nous proposent de regarder autrement. Ce film, c’est donc la rencontre de 10 regards différents sur le tumulte du monde…
Mercredi, les commentaires des spectateurs et des spectatrices soulignaient que malgré un côté un peu sombre, le film nourrit l’espoir, surtout par le côté «humain» et émouvant des personnages, qui révèlent leur humanité comme on le voit rarement dans de tels films…
Et des photographes aguerris comme Larry Towel et Serge Clément m’ont fait bien plaisir en soulignant que j’avais évité tous les pièges de l’image du «baroudeur» pour mettre en lumière, justement, quelques chose de vrai et qu’on ne montre pas d’habitude…
