Et voilà qu’à Bonaventure, dans l’entrés de la boulangerie artisanale (qui est aussi un café), je reviens à la raison de ma présence aux Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie…
Je vais présenter mon film à des spectateurs amoureux de la photographie, à la sympathique équipe des Rencontres et au photographe Jean-François Bérubé qui fait, avec Claude Goulet, cette si belle sélection aux styles et aux écritures diversifiés. Je me demande, tout à coup, si toutes ces photos des tumultes du monde ont bien leur place dans ce contexte de fin de vacances…
J’aurai devant moi les photographes invités aux Rencontres et pour moi, mon film, c’est aussi une histoire de rencontres, comme ici en Gaspésie. De belles rencontres, comme avec cette très chère Letizia Battaglia, une rencontre qui date de Visa pour l’Image en 1999. Letizia que je revois en train d’échanger, comme ici, avec les spectateurs, gens de la place, photographes amateurs et professionnels, invités… Leitizia, qui obtient une standing ovation de la part des plus aguerris, les baroudeurs, pour le récit de son engagement et celui, en image, de sa lutte contre la mafia. Letizia, avec qui j’aurai des rendez-vous dans le temps jusqu’au tournage, en passant par une rencontre surprise au festival de Créteil en 2008; puis cette rencontre fortuite à Lodi, près de Milan, pour le vernissage de son expo (lire Revoir Letizia Battaglia); jusqu’à cette dernière rencontre durant le tournage, alors qu’elle nous entraîne, mon équipe et moi, dans une manifestation poétique contre la mafia de Palerme…
Oui, les Rencontres de la Gaspésie nous offrent cette même qualité d’échanges à l’heure du vernissage – celui, ici, d’Isabelle Hayeur que photographie Armando avant l’orage. On se retrouve tous à partager le repas du soir ou encore les petits déjeuners. Je croise aussi, dans les cafés de la place, des spectateurs qui suivent attentivement l’évènement; comme ce jeune homme historien venu des Prairies qui faisait le tour de la Gaspésie : il suit, Petit Poucet, comme un jeu de pistes, les indications du guide des lieux d’exposition… Ici, à l’intérieur du centre d’artistes de Carleton, l’installation sophistiquée du collectif Tendance floue. Leur projet : 10 écrans sur lesquels sont projetées des images de dix coins du monde photographiés à toutes les heures pendant 24 heures, à la même heure, par dix photographes de ce collectif. On se retrouve au centre comme par magie, grâce à un dispositif simple mais ingénieux que la représentante de ce groupe, Flore-Aël Surun, documente l’installation à l’intention de ses collègues du collectif.
Une projection en plein air des photographies de Serge Clément, qui propose une sélection de 150 photos prises en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine depuis 1960… «Merci Serge de nous redonner toutes nos images» dira une des spectatrices aux travers des autres commentaires émis, surtout par des gens de la place, qui reconnaissent un lieu, un voisin et même certains détails…
Histoire de belles rencontres et d’échanges qui se poursuivent au retour avec Yves Beaulieu, Sandra Lachance, Patrick Dionne et Miki Gingras. Ça donne juste le goût de revenir l’année prochaine; peut-être louer une de ces petites cabines comme celles du film de mon amie Johanne Fournier et être attentive à ce qui se passe sur les quais, au temps que prennent les bateaux (de beaux films à voir avant de venir dans la région).
Un peu à regret, c’est déjà le retour. Je ferai la route avec la directrice des Promenades photographiques de Vendôme, Odile Andrieu, passionnée, comme Claude, comme moi, comme tant d’autres, par la photographie.













Bonjour Helen,
Merci pour ce beau voyage et ces rencontres attirantes et riches, merci de prendre le temps de mettre les liens sur le travail de tout ce beau monde. Merci pour le clin d’oeil à mes films, généreuse que tu es. J’ai fini mes photos: «Boîtes de mon père #1 à 22». Tout est assemblé, reste à organiser l’installation de cette longue bande de trente-trois pieds au centre de la galerie EspaceF à Matane, vernissage le 20 septembre, avec Isabelle Hayeur, Yoanis Mengue et Sonia Robertson, partie d’un événement plus grand autour de l’image aussi: Phos.
Tiens-moi au courant de la vie de «Dans un océan d’images». J’espère que tu reviendras au Bas-St-Laurent et sur la Côte-Nord de la Gaspésie cet automne. Bonne suite des choses.
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