Un moment de déjà vu avec ces retrouvailles à Créteil…
Retrouvés le lac et la Maison des Arts…
Arrivée alors que la Maison est dans les préparatifs de la journée,
Avant que le brouhaha n’envahissent les lieux
Juste à temps pour le dîner des réalisatrices…
Jackie me convie à sa leçon de cinéma. Eh, oui! ici on réalise un entretien avec chaque réalisatrice de passage au festival et on archive ces témoignages. Nous avons aussi droit à la séance photo de Livia Saavedra, qui expose quelques uns des ses très beaux portraits de réalisatrices, alors que sur un autre mur sont accrochées les affiches des festival passés, signées Saporta.
Au matin, avant l’arrivée des festivalières et festivaliers, petite réunion de production de l’équipe du Festival, animée par notre énergique Jackie…
Fin d’après-midi, l’heure de la master class : un autre moment d’émotion pour moi que ce retour en arrière avec des extrais choisis pour La liberté de voir. Jackie a judicieusement choisi ce titre, porteur d’un si beau leitmotiv.
Ça commence avec mon premier film, cosigné avec Hélène Bourgault et présenté à Sceaux, où le festival a pris naissance; je montre les premières images de Chaperons rouges… des images rescapées de tournages en noir et blanc avec le fameux Portapack (vidéo demi-pouce à bobines ouvertes…) Puis je propose des sauts dans les temps, nourris d’autres extraits….
S’enchaîne ensuite la présentation de Dans un océan d’images… La salle, comme à Montréal, est extrêmement attentive. Il y a les amies, les fidèles spectateurs et spectatrices de Créteil; et il y a aussi les lycéens. Un bel accueil, chaleureux, même. Me voilà rassurée! …Parce qu’on est toujours un peu anxieux de présenter son film sur un nouveau territoire.
Nadia Benchallal est présente, resplendissante; elle arrive de New York où elle a présenté son travail. C’est un retour important pour elle et dans quelques jours commence son expo. On se volera un petit moment dans la semaine à venir pour se donner plus de nouvelles…
Je croise des réalisatrices de partout dans le monde. J’en rencontre plusieurs…
À mon tour, je voulais faire un cadeau au festival qui fêtait son 35e anniversaire.
Elles, elles m’offraient un magnifique bouquet de tulipes…
J’ai cherché dans mes archives un petit film, un reportage, en fait, réalisé pour le 10e anniversaire. Je voulais retrouver ce moment d’ouverture du festival où Paule Baillargeon, Agnès Varda et Jane Birkin déclarent ensemble le dixième festival ouvert!… Mais j’ai découvert que si l’image avait survécu, le son était désastreux. Zut!
J’ai quand même retrouvé un autre moment fort important pour moi – qui s’avère, en fait, la clef d’une partie de mon travail, ce que Fabrice Montal de la Cinémathèque a su me rappeler, et avec quelle justesse! C’est aussi un moment de tournage qui traverse le temps: le monologue de Luce Guilbault, un texte écrit par elle pour La nef des sorcières C’était un de mes premiers tournages, un tatouage dans ma mémoire… Comme ces beaux souvenirs de Créteil.
Je suis contente pour toutes les lauréates et je dis bravo à Anaïs Barbeau-Lavalette pour son Inch Allah, prix du public pour le long métrage.
Au revoir, mesdames. À la prochaine (car il y en aura une…)







