Après notre passage à FOAM, j’ai profité de ce voyage-éclair à Amsterdan pour reprendre contact avec Geert van Kesteren. Il y a quelques années, j’avais vu son impressionnant travail au Barbican Art Gallery de Londres. En fait, j’y étais allée voir l’exposition de Robert Capa et Gerda Tarot. J’avais déjà eu un coup de coeur pour Lee Miller des années plus tôt et voilà que grâce au livre de François Maspéro («L’ombre d’une photographe, Gerda Taro», Ed. du Seuil), j’avais découvert Gerda.
En plus de cette rétrospective, il y avait un autre espace consacré à la guerre en Irak ; c’est là que j’ai eu mon premier contact avec van Kesteren, qui exposait Why Mister Why? et Bagdad Calling. Je ne savais pas trop comment montrer ce travail, puisqu’on avait brillamment tapissé les photos sur les murs et la juxtaposition de toutes ces images procurait une vision nouvelle de ce conflit, provoquant un effet tout à fait troublant.
- «Why Mister Why?» en transit © Helen Doyle
Geert nous a accueillis dans son studio situé dans une zone industrielle d’Amsterdam. Là, j’ai rencontré un photographe qui propose de fort intéressantes réflexions sur l’utilisation des images faites au cellulaire et sur la participation citoyenne. Geert se concentre sur un nouveau projet …mais nous a demandé de rester discrets…
Conny Luhulima, la compagne de Geert, est aussi photographe. Après avoir admiré son travail, nous avons eu des échanges riches à propos du métier et de ses exigences; des moments partagés où l’humain est au centre et qui laisse un goût de revenez-y.
À la fin de mon séjour, je n’ai pas résisté : je suis passée à la Galerie Métis, où Alfredo Jaar et Letizia Battaglia ont exposé en octobre dernier. J’ai été accueillie chaleureusement par les galéristes, avec qui le contact s’est tout de suite établi.
De ce séjour à Amsterdam, il me reste comme une impression de visite à la famille.
Petites nouvelles : 1) je me rappelle avoir été très fascinée, au Barbican, par l’installation d’Omer Fast qui était, cette année, un des artistes mis à l’honneur au Festival dell’Arte à Florence. Zut! j’ai raté cela… 2) À voir à FOAM, en décembre : Black Passeport de Stanley Greene.





J’aime beaucoup les photos de Connie Luhulima et du canal à la pleine lune.
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