Séra, peintre et bédéiste

Avant le départ pour l’Italie, nous effectuons un premier tournage, dans son atelier,
avec le Cambodgien Séra, de son vrai nom Phoussera Ing, auteur de bandes dessinées remarquables…

Natahlie et Séra © Helen Doyle

Séra dans son atelier © Helen Doyle

J’ai rencontré Séra il y a quelques années déjà, avec la complicité de Martine Dionne, de la Délégation du Québec à Paris, qui me mit en contact avec Soko Phay-Vakalis. Historienne d’art, Soko me parla de son Cambodge natal, du travail mémoriel et de Séra. Cette rencontre n’était pas sans me rappeler celle que j’ai eue avec les jeunes de Sarajevo: Jelena, Mahir, Ranko et les autres, comme, plus tard, ma rencontre avec Aset et Tamara… Jeunesses à qui on vole une partie de leur vie…

Pour Séra, ce sera la fuite du Cambodge à treize ans, laissant un père qui ne peut partir avec sa famille. L’exil, le déracinement… et la bande dessinée, comme une sorte de bouée pour éviter le naufrage… Mais la bande dessinée «pratiquée» par Séra est loin de ce qu’on entend par le terme anglais «Comic Stripe», qui me gêne beaucoup quand on parle du travail de  Séra sur l’histoire, la mémoire, les traces, et de son travail de peintre.

Chez Séra, palier © Helen Doyle

En tout cas, on pourra dire de nos tournage parisiens que les lieux nous obligent à quelques exercices acrobatiques et à une proximité qui fait qu’aujourd’hui, on est tous enrhumés.

Demain à l’aube, en route vers l’Italie : d’abord chez Paolo Ventura à Anghiari, en Toscane (eh! oui…); puis Palerme… et Letizia Battaglia! Andiamo!

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About tatoumemo

Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil. En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM. Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir". En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite. Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.
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1 Response to Séra, peintre et bédéiste

  1. Avatar de Johanne Fournier Johanne Fournier dit :

    Quel plaisir de suivre vos pérégrinations. Tout cela semble riche et tellement prometteur. Bonne suite des choses…

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