Mes voisins de Monterverde

Kiosque Quatro Venti © Helen Doyle

Le kiosque à journaux au coin de la Viale dei Quatro Venti a été mon premier repère pour m’engager sur Viale di  Villa Pamphili, vers le studio, et faire un premier arrêt à la Pizzeria dei Girasoli, tenue par couple attachant. La dame derrière le comptoir me saluait toujours en me lançant un chaleureux  «Come va la Signora?»

Pizzeria dei Girasoli © Helen Doyle

Jusqu’au dernier jour de mon séjour à Monteverde, elle est restée attentive et chaleureuse. Je ne suis pas près d’oublier ce jour où nous étions complètement désemparés entre un train à prendre d’urgence et des réponses négatives à nos appels aux stations de taxi : elle et son mari ont réussi à nous trouver un!…

Come va la signora © Helen Doyle

Je trouvais rassurant, à mon retour au studio en soirée, de voir luire l’enseigne du Caffè Italia, qui me rappelle forcément le film, célèbre chez-nous, de Paul Tanna, et m’amenait immédiatement à faire le lien avec une complice au Québec, Silvestra. (Une de mes premières «interlocutrices» pour ce projet d’appunti autour de Pasolini, Silvestra
présentait aux RIDM, en 2009, toute la série de ses documentaires.)

Caffè Italia © Helen Doyle

Giovanna © Helen Doyle


Le Caffé Italia, c’est aussi mon dépanneur : un litre de lait, une bouteille d’acqua minerale frizante… et surtout, Giovanna qui, au  bout de quelques  semaines, me lançait toujours, au passage, «Ciao! Bella» en me gratifiant de son sourire taquin. Mais souvent, Paolo, Antonio et Valeria ont un plaisir fou à se jouer une scène derrière le comptoir: «Bonjourrr, mon amourrrrr…»

Valeria et Antonio © Helen Doyle

Les habitués du café s’esclaffent et très vite, eux aussi se mettent à me saluer : «Salve!», «Buongiorno!», «Serra!» ajoutant parfois un  petit mot, en français croient-ils: «Sit down»…

Caffè Italia, la pause © Helen Doyle

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About tatoumemo

Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil. En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM. Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir". En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite. Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.
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