J’avais vu cette très belle photo, prise par Paolo di Paolo, de Pasolini sur le Testaccio; en arrière-plan, on voit une curieuse structure métallique comme j’en avais déjà vue une à Dublin : le Gazomètre…
J’attendais l’arrivée de Germain pour la visite de ce lieu incongru : ce fameux Gazometro. Du toit du studio, on peut déjà l’apercevoir…
Nous commençons par nous rendre à la gare du Trastevere, puis, un peu au hasard, on se dirige vers cette structure de fer qu’on essaie de repérer de loin, à travers les édifices en hauteur. Pas simple!…
Nous nous engageons dans un tunnel pour piétons long d’une cinquantaine de mètre. De chaque côté, les murs sont couverts de graffitis… Les passants ne les remarquent sans doute plus, ces gribouillis comme on en voit partout. Eh, oui! c’est malheureux, mais à Rome comme ailleurs, on tague beaucoup (mais, encore heureux, rarement sur les monuments…) La plupart du temps, ça ne rime à rien d’autre qu’à dire «Voilà! J’existe et je vous EMMERDE…» Mais parfois, on tombe sur de vrais petits bijoux.
Après de nombreux viraillages apparaît devant nous, à quelques dizaines de mètres, le Gazomètre; à nos pieds, un cours d’eau : nous sommes du mauvais côté du Tevere (le Tibre), en surplomb d’une piste cyclable. Au loin, sur notre gauche, un train passe sur un pont que nous aurions peut-être dû emprunter pour nous rendre sur l’autre rive… En se retournant vers la rue qui nous a amenés là, une curieuse enseigne attire tout à coup notre attention; il s’agit de l’entrée d’un lieu culturel, au beau milieu de ce qui nous semble être une ancienne zone industrielle : le Teatro India…
Une scène extérieure, un bar, tables et chaises de jardin… une atmosphère agréable et conviviale où le spectateur attend ou se prélasse. Plus loin, une librairie et d’autres salles de spectacles, intérieures, celles-là.
Le Teatro India – molto di più di un teatro – présente une relecture de textes anciens. Cet endroit se révèle un havre de paix après une virée dans le Centro storico de Rome. Au coucher du soleil, nous quittons cette oasis culturelle…
Au retour, nous nous engageons dans le même long passage qui unit la Viale Guglielmo Marconi (clin d’oeil à mon ami Marconi) et la via Ettore Rolli, mais de l’autre côté, le côté Est, de la voie que nous avions empruntée plus tôt… Ébahie par ce que j’ai vu sur les murs, je n’ai pu résister, le lendemain, à aller faire quelques prises de vues…
Ou prises de vie…











