
glycines © helen doyle
C’est le printemps à Monteverde et partout, les glycines embaument l’air.

signe du printemps @ helen doyle
Ici, elles sont abondantes, alors que chez nous on s’extasie quand elles donnent quelques fleurs.
Je viens de finir de lire Ragazzi di Vita dans sa version française. Malheureusement, lire la traduction française me fait le même effet que de voir Taxi Driver où le langage des rues de New York est traduit en argot parisien. J’ai ragé tout le long… Pasolini, avec ce roman, a joué un peu, me semble-t-il, le même rôle en Italie que Michel Tremblay, chez-nous, avec ses Chroniques du Plateau Mont-Royal.
Bien sûr, toutes les comparaisons sont boiteuses, mais il y a sans doute un lien dans la manière dont ces deux écrivains font basculer les normes littéraires.
Le premier chapitre de Ragazzi di Vita s’ouvre sur la rue Donna Olimpia en juillet par une chaleur accablante, dans un quartier encore marqué par la fin de la guerre et de la présence des «fridolins». Des édifices en construction autour de la Via Quatro-Venti et le héros, le petit Frisé, ne rêve que d’escapades à Rome et de se faire un peu de sous, avec d’autres jeunes voyous et petits futés de Monteverde, en fauchant et en resquillant tout ce qui leur tombe sous la main…

Donna Olimpia © helen doyle
Via Donna Olimpia dans les années 1970…
About tatoumemo
Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire
A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil.
En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM.
Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir".
En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite.
Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.