Bologne la rouge

Bologna, vue de San Michele del Bosco © helen doyle

Le 6 mars, lendemain de l’anniversaire de Pasolini, nous sommes à Bologne pour chercher, là encore, des repères de la vie de Pasolini, à l’aide des précieuses  indications de Roberto Chiesi. Lieu de naissance modeste, à deux pas des lieux de tournage de la fin d’Oedipe Roi.

Ici est né Pasolini © helen doyle

La Bologne de l’Italie faciste au moment de ses études en arts et en lettres. Très tôt, Pasolini publie ses poèmes en frioulan, la langue de sa mère et dialecte interdit par le régime.

«Bologne la rouge», autant par sa couleur que par sa politique.

Arcades, Bologne © helen doyle

 

 

 

Bologne © helen doyle

Bologne la rouge, la couleur de sa brique et des lavis sur les murs autant que de sa politique communiste… Quand je pense que mes parents se faisaient dire par le curé que le ciel était bleu (la couleur du parti conservateur de Duplessis) et que l’enfer était rouge (couleur du parti libéral)! J’imagine le bon curé en train de trouver une analogie pour le  communisme; qu’est-ce que ce qu’il aurait  bien pu inventer???

Rouge, rose, orange de toutes ses voûtes… Bologne à dimension humaine, «bourgeoise sympathique», un peu trop suisse au goût de Pasolini, mais dont il appréciait les politiques de sauvegarde des monuments et des bâtiments de la ville. Voilà comment Pasolini percevait cette ville, me dit le signore Chiesi, qui prend encore de son temps pour répondre à toutes mes questions… Pourtant, rien n’indique qu’il est très occupé par la préparation, pour la mi-avril, un événement autour du film Les mille et une nuits.

Plus que la ville elle-même, ce qui marquera Pasolini, ce seront ses amitiés…

Parc du 11 septembre © helen doyle

Détail © helen doyle

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About tatoumemo

Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil. En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM. Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir". En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite. Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.
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