Monteverde, Roma

Je commence à prendre mes repaires dans Monteverde. Déjà, grâce à une référence de Roma, The Second Time, j’ai trouvé certains lieux où PPP a habité. Une première adresse se trouve dans mon quartier, Via di Fonteiana, près de la Via di Donna Olimpia. On ne précise pas le numéro, mais on fait remarquer qu’il y a une plaque dans le hall d’entrée d’un de ces «buildings».

Escalier menant à la Via di Donna Olimpia © helen doyle

Je n’ai pas fait le tour de tous les halls. Je me suis contentée, dans un premier temps, de parcourir une partie de la Via di Fonteiana – une rue assez longue – et comme tout bon habitant de ce quartier, je me suis arrêtée à un bar pour y siroter mon macchiato. Deux jeunes hommes sont entrés ; je me suis dit : celui-là pourrait bien être Ninetto ou un des jeunes protagonistes d’Accattone.

Et si moi, je vais à la recherche de Pasolini et que je demande aux gens de la rue, de cette Via di Fonteiana, si je leur dis «Pasolini», que me répondront-ils ?

Tout à coup, je m’imagine faire ce que Pasolini aimait faire – par exemple dans son appunti africain : cadrer un visage en se demandant si celui-ci ferait un bon personnage pour son Orestie. PPP adorait tendre son micro aux gens de la rue. Très vite les gamins l’entouraient et, comme tous les gamins du monde, rigolaient, faisant des grimaces, des signes de paix, se colletaillant pour savoir qui répondra, lequel sera vu… Ah! être vu à la télévision…

Via G. Carini © helen doyle

Témoin © helen doyle

Toujours dans Roma, The Second Time, on donne une seconde adresse dans Monteverde ; cette fois c’est Via Giacinto Carini… En plus, la famille Bertolucci y a aussi vécu.

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About tatoumemo

Scénariste et réalisatrice de films documentaires, Helen Doyle vit au Québec, mais ses sujets l'amènent en divers lieux du monde. Avec son complice Germain Bonneau - qui collabore d'ailleurs à ce blog - elle produit certains de ses films à travers les Productions Tatouages de la mémoire A l’hiver 2011, Helen Doyle recoit, du CALQ, la bourse de résidence d’artiste à Rome, où elle travaille sur son projet : Appunti sur Pasolini, poète civil. En novembre 2012, elle termine, après un an de travail intense, son film "Dans un océan d'images, j'ai vu les tumultes du monde", qui s'est mérité troix prix Gémeaux et une Étoile* de la SCAM. Un coffret réunissant plusieurs de ses œuvres accompagné d'une monographie sur son travail, édité par Vidéo femmes/Spira et les Éditions du Remue-ménage, est maintenant disponible sous le titre "Helen Doyle, cinéaste : La liberté de voir". En 2018, Helen reçoit le prix "Barbara H. Greene" reconnaissant une documentariste émérite. Helen travaille actuellement sur un projet de long métrage documentaire intitulé "Au lendemain de l'odyssée", qu'elle produit et réalise, avec l'appui de la SODEC, de Téléfilm Canada et des conseils des arts du Québec et du Canada.
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